La Bourse de Beyrouth a achevé la semaine hier dans la déprime à la veille du long week-end chômé de la Saint-Maron. Les courtiers attribuaient celle-ci en partie aux propos attribués au représentant du secrétaire général de la Ligue arabe, chargé de paver la voie à une prochaine reprise de la médiation arabe, qui n’a pas caché ses craintes sur un blocage de la situation intérieure. Cela d’autant que le problème de la mise en place d’un tribunal à caractère international sur le Liban continue d’assombrir le climat dans le pays à quelques jours de la commémoration du 2e anniversaire de l’assassinat du président Hariri. La brusque dégradation de la situation à la frontière avec Israël a également constitué une autre source de préoccupation de la communauté financière.
Dans ce contexte, Solidere continuait de faire l’objet de quelques attaques à la baisse faisant reperdre à ses actions A et B 0,49 % et 0,31 % respectivement de leurs valeurs boursières.
Les valeurs bancaires, qui étaient les plus recherchées depuis le début de la semaine, l’ont achevée hier sur un ton contrasté. À la hausse, on a relevé seulement les certificats GDR de la BLOM Bank (+0,48 %) et à la baisse ceux de la Bank Audi (-2,23 %) et les actions de la Byblos Bank ordinaires (-1,12 %) et préférentielles (-2,77 %) ainsi que les actions préférentielles-2005 de la BLOM Bank (-0,09 %).
Aux industrielles, le cimentier Holcim a cependant progressé de 0,57 % sur quelques achats à bon compte.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 4,09 points ou 0,34 % à 1 182,31 points, dans des volumes très légers ne dépassant pas au total 55 052 titres négociés d’une valeur de 1 068 692 $, dont 38 510 actions A et B de Solidere d’une valeur de 616 322 $.
Sur le marché libanais des changes, autrement calme, les offres et les demandes en dollars ont continué de s’équilibrer autour du haut de la fourchette d’intervention de la BDL et en dehors d’elle, entre 1 513,50 et 1 514 LL.
L’anticipation d’une hausse des taux européens a pesé sur les grandes Bourses
Les grandes Bourses mondiales ont marqué une pause hier, après que la BCE eut clairement laissé anticiper un nouveau resserrement monétaire en mars dans des marchés qui ont manqué par ailleurs d’impulsions. Les places US ont reculé aussi, emmenées par la baisse des bancaires après que HSBC eut annoncé une augmentation de 1,8 milliard de $ de ses provisions 2006 pour créances douteuses en raison de problèmes dans l’immobilier américain.
Sur les marchés internationaux des changes, l’euro a progressé face au dollar, après que la BCE eut laissé entendre que son principal taux directeur serait relevé en mars, sans exclure la possibilité de procéder à une autre hausse plus tard.
Élie KAHWAGI
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