Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La paix sous surveillance au Liban-Sud…

Le Liban-Sud, six mois après l’offensive israélienne, est devenu, raconte Sylvie Groult de l’AFP, un territoire hautement sécurisé où 12 000 Casques bleus de l’ONU, aux côtés de l’armée libanaise, veillent sur une paix toujours fragile, postés sur la frontière ou en patrouille dans les villages. Sur le terrain boueux du camp de Tiri, sur les hauteurs proches de la ligne bleue qui sépare le Liban d’Israël, les soldats français de la Finul poursuivent leur installation, au cœur d’une zone où se sont affrontés en juillet et août le Hezbollah et les forces de l’État hébreu. Une patrouille, véhicules siglés du triangle rouge signalant les opérations de déminage, prend la direction du village de Barachit, où les Casques bleus ont été appelés au secours après la découverte de sous-munitions dans un champ. « Le déminage n’est pas prévu dans notre mission, à l’exception de celui que nous effectuons pour nos propres besoins. Mais nous outrepassons légèrement notre mandat pour venir en aide à la population », explique l’adjudant-chef Jean-Marc Plubeau, qui dirige l’opération. Cette fois, les démineurs récupéreront sept sous-munitions éparpillées dans un champ d’oliviers. Chaque jour, la Finul participe ainsi ponctuellement au nettoyage du sol pollué par les centaines de milliers de sous-munitions déversées par Israël, menace mortelle pour les villageois et frein au retour à la vie dans ces zones rurales. Mais les Casques bleus, arrivés progressivement au Liban-Sud depuis septembre, ont pour mission première de veiller au respect de la trêve et de vérifier que plus aucun groupe armé n’est actif dans la région. « Depuis cinq mois, nous n’avons constaté aucune activité illégale, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais cela n’a rien à voir avec celles d’avant la guerre », remarque le colonel Olivier de Cevins, qui commande le bataillon français. Pourtant, malgré l’absence d’incident majeur, la paix reste fragile au Liban-Sud, où la guerre s’est conclue par une simple trêve et non par un cessez-le-feu formel. « La Finul est un étouffoir, mais on ne le maintiendra pas forcément très longtemps, en l’absence de solution politique », estime le colonel français. La force de l’ONU a dû ainsi s’imposer pas à pas dans une région dominée par le Hezbollah. « Nous ne sommes pas dans la même logique, ils sont dans l’opposition alors que nous sommes considérés comme soutenant le gouvernement » libanais, souligne-t-il, ajoutant : « Le Hezbollah, même s’il se tient tranquille, n’est pas là pour nous faciliter la tâche. » Les Casques bleus sont ainsi régulièrement accusés d’abîmer les routes ou de nuisances sonores, « de petites choses qui peuvent être montées en épingle par des gens qui voudraient nous nuire », explique le général français Alain Pellegrini, qui quittait vendredi ses fonctions à la tête de la Finul. Ainsi, à Khiam, les soldats espagnols ont-ils décidé de patrouiller à pied uniquement, après discussions avec la municipalité qui leur avait refusé un moment tout accès à la ville. Les Casques bleus espagnols ont pris leurs quartiers non loin de là, dans l’immense camp de Blat qui étend sur 500 000 mètres carrés ses alignements de préfabriqués et de routes asphaltées. « La plupart des gens ont compris le sens de notre mission et les bénéfices qu’ils pouvaient tirer de notre présence, très favorable à l’économie locale », assure le porte-parole espagnol, le lieutenant-colonel Jose Luis Puig, en expliquant qu’une centaine de civils locaux sont employés sur la base, qui se fournit sur place et sous-traite auprès d’entreprises du secteur.
Le Liban-Sud, six mois après l’offensive israélienne, est devenu, raconte Sylvie Groult de l’AFP, un territoire hautement sécurisé où 12 000 Casques bleus de l’ONU, aux côtés de l’armée libanaise, veillent sur une paix toujours fragile, postés sur la frontière ou en patrouille dans les villages.
Sur le terrain boueux du camp de Tiri, sur les hauteurs proches de la ligne bleue qui sépare le Liban d’Israël, les soldats français de la Finul poursuivent leur installation, au cœur d’une zone où se sont affrontés en juillet et août le Hezbollah et les forces de l’État hébreu. Une patrouille, véhicules siglés du triangle rouge signalant les opérations de déminage, prend la direction du village de Barachit, où les Casques bleus ont été appelés au secours après la découverte de sous-munitions dans un...