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Actualités - Opinion

Mousser Moussa

Encore plus imbécile que la miniguéguerre civile de la semaine dernière, la crise d’hyperthermie poussée par les barons du landernau pour vitupérer chacun à sa manière « les salopards d’en face ». Ainsi, à les entendre officier tour à tour avec force hurlements et frétillements d’index devant les caméras, on finirait par se convaincre que les gentils sont invariablement dans un camp, alors que les méchants sont systématiquement dans l’autre. Bien entendu, seuls les idolâtres profondément atteints avalent avec sérénité ce genre de boas constrictor. Partant du principe universel que le Politicus libani est avant tout un menteur parce qu’il pense que c’est un signe d’intelligence ; ensuite un voleur parce qu’il estime que c’est une preuve de savoir-faire ; enfin parfois un assassin quand il en a les moyens parce qu’à ses yeux, c’est un indice de puissance, on en vient à déduire qu’il faudrait être complètement tordu, dans un sens ou dans l’autre, pour aller s’exciter devant l’un quelconque de ces vieux canassons, au prétexte qu’il serait providentiel, divin et tout le tintouin. Il n’empêche, d’un côté comme de l’autre, chacun menace à intervalles réguliers de lâcher ses pitbulls. Quoi de mieux en effet qu’une horde populaire totalement affranchie du suffrage universel pour contrôler les vieux rouages de la démocratie, concept totalement ringard ? Les grandes épopées révolutionnaires qui ont réjoui l’humanité sont pleines de ces merveilleux agités : gardes rouges de Mao, comités populaires de Kadhafi, pasdarans de Khomeyni, talibans d’Afghanistan… Puis, le ridicule ne tuant pas, voilà que tout ce beau linge se met soudain à avoir pour Amr Moussa les yeux de Chimène. Le pharaon des sables, qui patauge encore dans la semoule, n’est pas tout à fait un diplomate. Ça a la forme d’un diplomate, ça parle comme un diplomate… En fait, il est tellement aérien qu’il donne l’impression qu’il ne fait que passer. Mais bon, il n’est jamais trop tard pour mousser Moussa. Entre-temps, le verbe local est tombé comme un soufflé raté. Faut dire que les héros sont fatigués. Ils sont surtout aussi très fatigants… Gaby NASR
Encore plus imbécile que la miniguéguerre civile de la semaine dernière, la crise d’hyperthermie poussée par les barons du landernau pour vitupérer chacun à sa manière « les salopards d’en face ». Ainsi, à les entendre officier tour à tour avec force hurlements et frétillements d’index devant les caméras, on finirait par se convaincre que les gentils sont invariablement dans un camp, alors que les méchants sont systématiquement dans l’autre. Bien entendu, seuls les idolâtres profondément atteints avalent avec sérénité ce genre de boas constrictor.
Partant du principe universel que le Politicus libani est avant tout un menteur parce qu’il pense que c’est un signe d’intelligence ; ensuite un voleur parce qu’il estime que c’est une preuve de savoir-faire ; enfin parfois un assassin quand il en a les...