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Moscou hausse le ton sur le nucléaire nord-coréen

La Russie estime que le programme nucléaire nord-coréen « menace » ses « intérêts » et espère que le prochain round de négociations sur le sujet permettra d’avancer même si elle n’en attend pas de résultats « concrets », a déclaré hier un haut responsable russe. « L’absence d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne est dans nos intérêts et l’un des pays de la péninsule déclare qu’il est devenu “un État nucléaire”. Il en résulte que nos intérêts sont menacés », a déclaré l’émissaire russe aux pourparlers à Six sur ce dossier, Alexandre Lossioukov, cité par l’agence russe Interfax. « Je pense que les chances sont minces de déboucher sur des accords concrets et significatifs au cours des négociations (du 8 février à Pékin) mais on pourrait définir de façon assez précise les voies pour y arriver lors des prochaines rencontres », a-t-il encore souligné. M. Lossioukov a également estimé que le premier essai nucléaire nord-coréen en octobre 2006 avait « compliqué la situation dans la région et rejeté en arrière le processus des négociations à Six » (Chine, États-Unis, Japon, Russie et les deux Corées). La Chine, le Japon, les deux Corées, la Russie et les États-Unis s’étaient rencontrés en décembre 2006 après un an d’interruption pour reprendre les négociations, mais aucune avancée n’avait été enregistrée. Un nouveau round des négociations doit avoir lieu le 8 février à Pékin. L’ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU, John Bolton, a jugé à la mi-janvier que les pourparlers à Six sur le nucléaire nord-coréen avaient échoué et que la seule solution était désormais « l’effondrement » du régime communiste de Pyongyang. Parallèlement, une source proche de Pyongyang a affirmé hier que la Corée du Nord se sentira dans l’obligation d’annoncer un nouvel essai nucléaire si aucune solution n’est trouvée au contentieux financier qui l’oppose à Washington.
La Russie estime que le programme nucléaire nord-coréen « menace » ses « intérêts » et espère que le prochain round de négociations sur le sujet permettra d’avancer même si elle n’en attend pas de résultats « concrets », a déclaré hier un haut responsable russe. « L’absence d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne est dans nos intérêts et l’un des pays de la péninsule déclare qu’il est devenu “un État nucléaire”. Il en résulte que nos intérêts sont menacés », a déclaré l’émissaire russe aux pourparlers à Six sur ce dossier, Alexandre Lossioukov, cité par l’agence russe Interfax. « Je pense que les chances sont minces de déboucher sur des accords concrets et significatifs au cours des négociations (du 8 février à Pékin) mais on pourrait définir de façon assez précise...