Le président américain, George Bush, a donné aux services américains concernés le feu vert pour garder à l’œil le Hezbollah et tenter de l’ébranler, selon des informations fournies au quotidien américain, The Washington Post, qui les a publiées dans son édition de vendredi en faisant état d’un plan pour faire face à l’influence iranienne qui s’étend de Kaboul à Beyrouth.
De deux choses l’une : la publication de ces informations s’inscrit simplement dans le cadre des pressions directes auxquelles les États-unis ont recours après l’échec de leur « diplomatie confidentielle » au sujet du dossier nucléaire iranien ; ou bien Washington a opté pour une confrontation directe, au niveau de la sécurité, avec le Hezbollah au Liban, impliquant, au cas où ces informations s’avéraient être correctes, des opérations contre ce parti. On ignore cependant la nature de ces opérations et notamment s’il s’agit de liquider certains de ses dirigeants, ce qui entraînera, le cas échéant, des contre-opérations visant des intérêts américains.
De sources politiques responsables de l’opposition, on met en garde contre la gravité de ces informations qui révèlent en fait que le président américain a donné son feu vert aux programmes « Kill and Capture » et « Blue Game Matrix » qui portent, entre autres, sur une série d’opérations qui pourraient être menées contre le Hezbollah.
Tout en excluant que le département d’État démente avoir connaissance de ces deux programmes, les mêmes sources opposantes ont invité les autorités à s’enquérir auprès des Américains du bien-fondé de ces informations et à attirer surtout leur attention sur le danger d’un nouveau front qui pourrait s’ouvrir au Liban dans ce climat de tension excessive et qui risque de transformer le pays en un second Irak.
Les mêmes sources ont mis l’accent sur la nécessité d’une reprise du dialogue entre l’opposition et la majorité, d’autant que l’Arabie saoudite et l’Iran estiment tous deux qu’une volonté libanaise de règlement doit prendre corps avant qu’une médiation quelconque ne réussisse. Les contacts effectués régulièrement avec les différentes parties libanaises n’ont pas pu empêcher les confrontations de mardi et de jeudi, qui ont montré, selon ces sources, que les partisans des deux camps adverses ont réagi au quart de tour, sans en référer à leurs commandements respectifs au moment où certains estiment que chaque action au niveau de la rue est prévue à l’avance.
Dans ce même cadre, la commémoration du deuxième anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, le 14 février prochain, doit faire l’objet d’une attention particulière parce que les partisans du 14 Mars se rendront sur la tombe du chef du gouvernement assassiné, alors que l’opposition maintient son camp au centre-ville où le risque de nouvelles confrontations est à craindre si aucune mesure sérieuse n’est prise pour les éviter.
Le président américain, George Bush, a donné aux services américains concernés le feu vert pour garder à l’œil le Hezbollah et tenter de l’ébranler, selon des informations fournies au quotidien américain, The Washington Post, qui les a publiées dans son édition de vendredi en faisant état d’un plan pour faire face à l’influence iranienne qui s’étend de Kaboul à Beyrouth.
De deux choses l’une : la publication de ces informations s’inscrit simplement dans le cadre des pressions directes auxquelles les États-unis ont recours après l’échec de leur « diplomatie confidentielle » au sujet du dossier nucléaire iranien ; ou bien Washington a opté pour une confrontation directe, au niveau de la sécurité, avec le Hezbollah au Liban, impliquant, au cas où ces informations s’avéraient être correctes, des...
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