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Cuba L’humour pour oublier les difficultés et combler l’absence de Fidel

Les Cubains, confrontés à des difficultés comme la pénurie de moyens de transport et aux incertitudes provoquées par la maladie de leur chef Fidel, n’en perdent pas pour autant leur humour qui se manifeste dans la rue et dans de nombreux spectacles. «Nous avons toujours su rire. Nous nous amusons de tout, c’est une tradition qu’affronter les conflits les plus délicats avec humour », souligne Isabel Rodriguez, scénariste qui enseigne à l’Université de La Havane. Dans la file d’attente d’un « guagua » – autobus brinquebalant de La Havane – ou d’une boutique alimentaire d’État (bodega), au coin des rues, on voit souvent de petits groupes deviser gaiement en échangeant les dernières blagues. L’humour est aussi au menu des radios et chaînes télévisées, même dans le contexte particulier créé par l’éloignement du pouvoir – pour la première fois en 48 ans – de Fidel Castro, depuis une opération intestinale le 26 juillet. « En situation de crise, les Cubains ont toujours recours à deux expédients : la rumeur et l’humour », note Mario Masvidal, professeur de sociologie de la communication. « La meilleure forme de pratiquer l’humour, c’est de dire la vérité », estime Carlos Ruiz de La Tejera, l’un des humoristes cubains les plus populaires. Cet ingénieur hydraulique est passé par le théâtre classique et contemporain avant de se lancer dans le comique de situation. « Pour faire rire à Cuba, il faut beaucoup travailler. Comme le niveau éducatif est élevé, les gens n’accepteraient pas des blagues à trois sous », estime M. Ruiz, interrogé dans son appartement où le prix national de l’humour : une statuette ressemblant à l’Oscar, d’un jeune Noir nu, les mains cachant pudiquement son sexe.

Les Cubains, confrontés à des difficultés comme la pénurie de moyens de transport et aux incertitudes provoquées par la maladie de leur chef Fidel, n’en perdent pas pour autant leur humour qui se manifeste dans la rue et dans de nombreux spectacles.

«Nous avons toujours su rire. Nous nous amusons de tout, c’est une tradition qu’affronter les conflits les plus délicats avec humour », souligne Isabel Rodriguez, scénariste qui enseigne à l’Université de La Havane. Dans la file d’attente d’un « guagua » – autobus brinquebalant de La Havane – ou d’une boutique alimentaire d’État (bodega), au coin des rues, on voit souvent de petits groupes deviser gaiement en échangeant les dernières blagues. L’humour est aussi au menu des radios et chaînes télévisées, même dans le contexte particulier créé...