Rechercher
Rechercher

Actualités

Ban Ki-moon rencontrera Siniora en marge de Paris III Khalil FLEYHANE

Des sources diplomatiques basées à New York font état du vif intérêt du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour les nombreux dossiers liés à la question libanaise, qu’ils soient en rapport avec la Finul, les résolutions onusiennes liées à l’assassinat de Rafic Hariri, ou encore avec les divergences autour du tribunal à caractère international. Ces dissensions à propos du tribunal ne sont plus désormais perçues comme se limitant aux revendications de l’opposition libanaise, mais se sont étendues à New York où la Russie défend bec et ongles ces revendications depuis qu’elle a pris les rênes du Conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce cadre, le représentant russe continue d’insister pour connaître les noms des dix pays n’ayant pas collaboré dans l’enquête sur l’attentat qui a coûté la vie à Rafic Hariri. Ces mêmes sources précisent que la situation au Liban a fait l’objet du premier entretien de Ban Ki-moon avec le président des États-Unis, George Bush. Cette réunion, qui s’est tenue en début de semaine, a aussi été axée sur Paris III et sur les moyens d’y apporter le meilleur appui. Il convient de souligner dans ce cadre que M. Ban Ki-moon a mis sur pied une commission spéciale chargée de suivre les préparatifs de la conférence qui aura lieu à Paris jeudi prochain. Le secrétaire général de l’ONU sera donc présent à Paris III à la tête de cette commission et participera aux travaux de cette conférence. Ban Ki-moon s’entretiendra donc pour la première fois avec Fouad Siniora en marge de ce sommet, même si les deux hommes se sont déjà longuement entretenus par téléphone. Cette première rencontre sera donc une occasion d’aborder en détail les sujets les plus épineux, notamment le dossier du tribunal international. Des sources libanaises autorisées ont aussi prévu, en marge de Paris III, de nombreux entretiens du secrétaire général avec des responsables français, et plus précisément le président français Jacques Chirac, avec lequel il se penchera sur les moyens de parvenir à une solution à la crise politique libanaise qui s’aggrave de jour en jour. M. Ban Ki-moon rencontrera aussi le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, ainsi que la secrétaire d’État US, Condoleezza Rice, et les ministres français et saoudien des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy et Saoud el-Fayçal, toujours dans le but de trouver une solution à la crise libanaise. Ces sources diplomatiques ont en outre indiqué que la prise de position des pays étrangers en faveur du gouvernement Siniora ne fait qu’augmenter la tension entre l’opposition et le gouvernement. Elles ont d’autre part relevé le degré de prise de conscience des différents partis, ce qui a pu éviter le déclenchement de dissensions confessionnelles. Un ambassadeur occidental désirant garder l’anonymat a néanmoins mis en garde contre l’inutilité des résultats positifs qui seront engendrés par Paris III si la crise politique se poursuit.
Des sources diplomatiques basées à New York font état du vif intérêt du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour les nombreux dossiers liés à la question libanaise, qu’ils soient en rapport avec la Finul, les résolutions onusiennes liées à l’assassinat de Rafic Hariri, ou encore avec les divergences autour du tribunal à caractère international.
Ces dissensions à propos du tribunal ne sont plus désormais perçues comme se limitant aux revendications de l’opposition libanaise, mais se sont étendues à New York où la Russie défend bec et ongles ces revendications depuis qu’elle a pris les rênes du Conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce cadre, le représentant russe continue d’insister pour connaître les noms des dix pays n’ayant pas collaboré dans l’enquête sur l’attentat qui a coûté la...