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Une crise se profile à Kirkouk, estime l’ONU

Un rapport des Nations unies publié hier fait état d’une crise latente à Kirkouk, centre pétrolier du nord de l’Irak où Arabes et Turcomans feraient l’objet d’intimidations de la part des forces kurdes. « Ils sont de plus en plus exposés à des menaces, des intimidations et des arrestations arbitraires, souvent dans des locaux du (gouvernement régional kurde) administrés par les renseignements et les forces de sécurité kurdes », dit le document. Les auteurs du rapport relèvent notamment que des groupes ethniques ont commencé à se rapprocher de leurs communautés respectives à titre de précaution. Kirkouk, qui domine l’un des gisements de pétrole les plus riches du monde et jouxte la région à forte autonomie du Kurdistan, pourrait dès lors devenir un « point chaud » régional, selon le rapport bimestriel de l’ONU sur la situation en Irak. L’évolution de la région est suivie de près par les pays voisins, la Turquie notamment, qui entretient des liens historiques avec les Turcomans et à laquelle les ambitions kurdes inspirent la plus grande méfiance. Les Kurdes veulent en effet annexer la ville pour en faire leur capitale. La nouvelle Constitution irakienne prévoit un référendum local sur cette question en 2007. Sous la dictature de Saddam Hussein, Kirkouk a été soumise à une politique d’« arabisation » qui a provoqué la fuite de nombreux Kurdes et l’arrivée d’Arabes, pour la plupart des musulmans chiites du Sud. Depuis l’invasion américaine de 2003, de nombreux Kurdes sont revenus, mais les Turcomans et les Arabes de la ville dénoncent une « épuration ethnique ».
Un rapport des Nations unies publié hier fait état d’une crise latente à Kirkouk, centre pétrolier du nord de l’Irak où Arabes et Turcomans feraient l’objet d’intimidations de la part des forces kurdes. « Ils sont de plus en plus exposés à des menaces, des intimidations et des arrestations arbitraires, souvent dans des locaux du (gouvernement régional kurde) administrés par les renseignements et les forces de sécurité kurdes », dit le document. Les auteurs du rapport relèvent notamment que des groupes ethniques ont commencé à se rapprocher de leurs communautés respectives à titre de précaution. Kirkouk, qui domine l’un des gisements de pétrole les plus riches du monde et jouxte la région à forte autonomie du Kurdistan, pourrait dès lors devenir un « point chaud » régional, selon le rapport bimestriel...