Lahoud revient à la charge au sujet de l’implantation
le 16 janvier 2007 à 00h00
Jusqu’à hier soir, le président Émile Lahoud n’avait toujours pas reçu de la présidence de la Chambre le texte de la pétition parlementaire appelant à l’ouverture d’une session parlementaire extraordinaire.
De sources informées, on indique que le chef de l’État envisage de rejeter un éventuel décret portant ouverture d’une session extraordinaire de l’Assemblée, comme il l’avait fait avec les décrets précédents qui lui avaient été soumis, et qui nécessitent la signature des présidents de la République et du Conseil. M. Lahoud part du principe que M. Fouad Siniora est le chef d’un gouvernement qui a perdu toute légitimité.
Par ailleurs, le chef de l’État est revenu à la charge au sujet de l’implantation des Palestiniens au Liban, estimant que si Beyrouth est soumis actuellement à des pressions, c’est dans le but de lui imposer ce projet.
« L’un des principaux objectifs des pressions auxquelles le Liban est soumis est d’implanter les Palestiniens et de les priver de leur droit au retour dans leur pays, ce qui portera un coup à la cause palestinienne et permettra à Israël de réaliser ses vœux », a indiqué le président, cité par ses visiteurs.
Le président a en outre affirmé redouter que le Liban ne soit affaibli sur les plans politique, économique, financier et de sécurité « pour qu’il ne soit plus à même de s’opposer à l’exécution du projet d’implantation ». Pour lui, « c’est ce qui explique le refus de certaines parties de réagir favorablement aux initiatives locales et arabes visant à mettre fin à la crise ».
Selon le chef de l’État, « cette obstination pourrait générer des complications et aggraver la crise, en poussant le pays vers une situation que personne ne lui souhaite ».
« Toute partie qui entravera une solution rapide à la crise politique serait pratiquement en train de rendre service à des forces régionales et internationales qui œuvrent pour une implantation des Palestiniens au Liban », a poursuivi le général Lahoud, avant de reprendre ses critiques à l’encontre du gouvernement. Il a accusé l’équipe Siniora de « continuer à violer la Constitution, l’accord de Taëf et le pacte de coexistence, de porter atteinte à l’unité du Liban et de barrer la voie aux tentatives de rapprochement entre les Libanais ».
Le président Lahoud a reçu hier le ministre démissionnaire de l’Environnement, Yaacoub Sarraf. Ce dernier lui a communiqué les résultats d’une visite qu’il a effectuée aux Émirats arabes unis, à l’invitation du ministre émirati de l’Environnement, Mohammad Saïd al-Kanadi, avec qui il a discuté du problème de la marée noire au Liban.
Le chef de l’État a également reçu la visite du nouveau secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hicham Dimachkiyé.
Jusqu’à hier soir, le président Émile Lahoud n’avait toujours pas reçu de la présidence de la Chambre le texte de la pétition parlementaire appelant à l’ouverture d’une session parlementaire extraordinaire.
De sources informées, on indique que le chef de l’État envisage de rejeter un éventuel décret portant ouverture d’une session extraordinaire de l’Assemblée, comme il l’avait fait avec les décrets précédents qui lui avaient été soumis, et qui nécessitent la signature des présidents de la République et du Conseil. M. Lahoud part du principe que M. Fouad Siniora est le chef d’un gouvernement qui a perdu toute légitimité.
Par ailleurs, le chef de l’État est revenu à la charge au sujet de l’implantation des Palestiniens au Liban, estimant que si Beyrouth est soumis actuellement à des...
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