L’ancien député Ghattas Khoury, dont l’épouse Samar avait été agressée la veille en sortant de l’Hôpital américain de Beyrouth, a invité « à un retour à la raison et au dialogue pour faire sortir le pays du discours qui provoque la tension ». Soulignant qu’il « n’a pas d’ennemis sur le plan personnel », il a indiqué que si l’agression dont a été victime son épouse est d’ordre politique, « le pays serait dans une situation dramatique ».
L’ancien député, qui a refusé d’accuser quiconque de l’agression préférant attendre la fin de l’enquête, a tenu ces propos dans un entretien télévisé. Il a souligné que l’enquête est toujours à sa première phase et n’a rien montré jusqu’à présent. Il a indiqué également que « l’agression était planifiée, car l’agresseur attendait (mon épouse) à la sortie de l’hôpital, il l’a giflée et a pris la fuite, à bord d’une voiture qui l’attendait ».
Les condamnations de l’agression se sont poursuivies hier. Le ministre démissionnaire de la Santé, Mohammad Khalifé, a qualifié l’agression de « lâche », appelant à trouver rapidement les coupables.
Le chef du Bloc du futur, le député Saad Hariri, a, pour sa part, souhaité que cette agression ne soit pas la séquence du film auquel les Libanais assistent ces derniers temps, faisant allusion « au long-métrage libanais », que l’opposition, par la personne du général Michel Aoun, avait promis aux Libanais lundi dernier. « Le Dr Ghattas Khoury restera un pilier du mouvement indépendantiste », a-t-il dit.
Le député Waël Bou Faour a, de son côté, souligné que « cette agression montre le niveau de décadence qui sévit dans le pays et vise à effrayer les hommes politiques en s’en prenant à leurs familles ».
Carlos Eddé
et les menaces du CPL
Pour sa part, le Amid du Bloc national, Carlos Eddé, a indiqué que cette agression montre que ses auteurs et ceux qui se cachent derrière eux ont perdu les nerfs et constitue un spécimen de ce qu’ils nous promettent.
M. Eddé a également souligné que des étudiants du BN ont été menacés, il y a quelques jours, par leurs camarades du CPL. L’agression contre Mme Khoury et ces menaces ne peuvent pas être dissociées, a-t-il dit, mettant en garde contre les répercussions de tels actes.
De son côté, le président du Conseil général maronite et ancien député Wadih el-Khazen a contacté Mme Khoury pour condamner l’agression. Le président de la municipalité de Beyrouth, Abdel-Menhem Ariss, a publié un communiqué dénonçant l’incident.
L’ordre des médecins de Beyrouth ainsi le vice-président de l’Université américaine pour les affaires médicales, Nadim Cortas, ont publié des communiqués dénonçant l’agression contre une consœur.
La Dr Samar Jabbour Khoury avait été agressée, mardi à 17 heures, en quittant l’Hôpital américain de Beyrouth où elle travaille.
L’agresseur a appelé Mme Khoury par son prénom et l’a frappée à plusieurs reprises au visage.
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