La Bourse de Beyrouth a terminé en légère hausse, encore hier, dans un marché toujours calme et attentiste. Certains opérateurs, anticipant la tenue de Paris III le 25 janvier, malgré les obstacles qui pourraient entraver cette réunion cruciale pour le Liban, ont continué à acheter de manière sélective sur le marché après chaque recul de certaines valeurs vedettes. Les autres, se méfiant de la situation politique intérieure et estimant que le pire n’est pas encore passé, ont procédé, comme à l’accoutumée, à quelques ventes par précaution.
Dans ce contexte, la tendance de la cote libanaise est restée partagée. Les actions de Solidere ont été donc diversement traitées à la hausse pour la catégorie A (+0,37 %) et à la baisse pour la catégorie B (-0,06 %).
Les valeurs bancaires ont également connu une évolution contrastée avec la hausse de 1,08 % des actions ordinaires de la Byblos Bank et la baisse de 1,63 % des actions prioritaires de cette même banque couplée avec le léger repli de 0,09 % des certificats GDR de la Bank Audi.
Cela étant, et compte tenu aussi de la stabilité du cimentier Holcim à 1,84 $ l’action, l’indice BLOM des valeurs libanaises a légèrement augmenté de 0,40 point ou 0,03 % à 1 182,82 points dans des volumes très maigres ne dépassant pas au total 84 930 titres négociés d’une valeur de 608 108 $, dont 23 190 actions A et B de Solidere d’une valeur de 367 861 $.
Sur le marché libanais des changes, le dollar est resté stable autour de 1 514 LL en l’absence de motivations à l’achat et à la vente, en dehors de quelques opérations commerciales courantes. Il a continué ainsi à osciller étroitement entre 1 513,50 et 1 514,50 LL dans les échanges interbancaires avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, niveau auquel la BDL se déclarait toujours prête à le vendre afin de préserver la stabilité monétaire.
Les Bourses étrangères creusent leurs pertes
Les Bourses européennes ont continué de battre en retraite, affectées toujours par des prises de bénéfices, et par le net repli du pétrole qui continue de peser sur les valeurs énergétiques et sur le secteur des matières premières.
La Bourse de New York a également évolué dans le rouge, les bons chiffres de l’emploi US (voir par ailleurs) n’ayant pas réussi à redresser la tendance. En revanche, les craintes inflationnistes illustrées par la hausse du salaire horaire moyen de 0,5 % aux États-Unis en décembre et la poignée d’avertissements sur résultats de sociétés, dont celui de Motorola, ont pesé sur la tendance.
La robustesse inattendue du marché de l’emploi US éloignant la perspective d’une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis a soutenu le dollar. En effet, l’euro est passé hier sous le seuil de 1,30 $ pour la première fois depuis six semaines.
Élie KAHWAGI
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