Sébastien Loeb et Daniel Elena, son inamovible copilote, ont conquis en 2006, sur Citroën Xsara, leur 3e titre consécutif de champions du monde des rallyes, d’un seul point, au terme d’une saison intense puis tronquée que le tandem franco-monégasque a marquée de son empreinte.
« J’ai perdu mon outil de travail, j’étais au chômage technique », a plaisanté Elena au Stade de France lors de la course des champions, ravi de voir que son pilote préféré était bientôt guéri : « Je peux vous rassurer sur son état de santé : on a repris les essais avec la C4 et il va toujours aussi vite. »
À cause d’une chute en VTT fin septembre en Suisse, Loeb a failli perdre tout le bénéfice de neuf mois d’efforts. Ce n’était que sa deuxième grosse bourde de l’année, après la sortie de route du Monte-Carlo.
Elena n’en a fait qu’une, moins grave : un capot mal raccroché en Suède alors que le cric était en train de s’enfoncer dans le sol. Sans conséquence sur le résultat final... ou sur l’entente entre les deux compères.
« Ils ont tout connu ensemble, depuis les débuts difficiles en 1998, quand Daniel squattait le canapé de Mme Loeb pour limiter les frais. Alors ils peuvent tout se dire », résume le journaliste Gérard Bridier, fondateur de Rallye Magazine.
Tournant au Japon
« Ce n’est pas un mec qui a son bureau à côté d’un mec qui a son volant. Ce sont des amis et ils partent en vacances ensemble », ajoute Bridier. Chez Kronos en 2006, l’ex-rédacteur en chef d’Échappement a vécu cette saison de près. Y compris son tournant qu’il situe au rallye du Japon, le dimanche matin : « Seb était en tête depuis le samedi, mais son avance fondait très vite, parce que Marcus (Gronholm) chassait très fort. Il aurait pu se contenter de la 2e place. Avec Daniel, ils ont hésité puis ils ont tout remis sur le tapis, pour tenter le banco. À ce moment-là, Marcus était “débranché”. Ils lui ont montré qu’eux aussi pouvaient débrancher. Et ils ont réussi. »
Le Japon, c’est le meilleur souvenir de Loeb en 2006, parmi huit victoires et quatre 2es places en 12 rallyes : « Cette année, c’était la plus belle bagarre depuis mes débuts en WRC, la saison la plus difficile au niveau de l’attaque, parce que Gronholm était toujours là, à la hauteur », confie le triple champion du monde.
Elena fait le poids
Dans cette bagarre de tous les instants, chaque détail comptait, y compris le poids du copilote, un paramètre traditionnellement suivi de près par les ingénieurs de Citroën Sport. « En début de saison, Daniel avait atteint la cote d’alerte, plaisante Bridier, alors il a fait un gros effort. »
Quelques semaines plus tard, « Daniel n’était pas peu fier quand, lors de la pesée, il était moins lourd que Seb, de quelques centaines de grammes. C’était aussi une façon de montrer sa motivation. C’est un gagneur, toujours ardent au combat ».
L’autre facette du passager préféré de Loeb, du bon vivant assis à côté de l’ex-gymnaste, c’est aussi qu’il est « capable de dédramatiser, d’aller envoyer une grosse vanne à un équipage avec lequel ils sont en bagarre, juste avant le départ d’une spéciale », raconte Bridier. Depuis sa constitution, l’improbable tandem Loeb-Elena a déjà couru 119 rallyes, gagné 28 fois en WRC et parcouru, à fond, plus de 30 000 km d’épreuves spéciales. Le 18 janvier, au départ du Monte-Carlo, les deux as remettent tout sur le tapis avec une nouvelle voiture, la Citroën C4, et un nouveau défi : quatre titres d’affilée. Faites vos jeux !
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Sébastien Loeb et Daniel Elena, son inamovible copilote, ont conquis en 2006, sur Citroën Xsara, leur 3e titre consécutif de champions du monde des rallyes, d’un seul point, au terme d’une saison intense puis tronquée que le tandem franco-monégasque a marquée de son empreinte.
« J’ai perdu mon outil de travail, j’étais au chômage technique », a plaisanté Elena au Stade de France lors de la course des champions, ravi de voir que son pilote préféré était bientôt guéri : « Je peux vous rassurer sur son état de santé : on a repris les essais avec la C4 et il va toujours aussi vite. »
À cause d’une chute en VTT fin septembre en Suisse, Loeb a failli perdre tout le bénéfice de neuf mois d’efforts. Ce n’était que sa deuxième grosse bourde de l’année, après la sortie de route du Monte-Carlo.
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