La légère embellie de la Bourse de Beyrouth la veille a été de courte durée, les opérateurs « au jour le jour », craignant la poursuite de la crise politique libanaise, ont procédé hier à des ventes bénéficiaires, indique-t-on dans les salles de marché pour expliquer ce changement de cap. En outre, les courtiers étaient peu nombreux à penser que la hausse de la veille pourrait perdurer au vu de l’assombrissement du climat politique intérieur. Ils étaient presque unanimes que les opérateurs hésitaient car ils voulaient des confirmations sur telle initiative ou telle autre, allusion faite aux efforts déployés en coulisses pour organiser une conférence interlibanaise de dialogue en dehors du pays comme celle de Taëf pour le faire sortir de l’impasse.
Cela étant, Solidere n’a pas pu résister beaucoup au seuil de 16 $, ses actions A ayant fléchi de 2,12 % et celles de la catégorie B de 0,69 %.
Il en est de même du secteur bancaire qui a reviré vers le bas, à l’exception des actions prioritaires de la Byblos Bank (+2,18 %) et de la banque BEMO (inchangée). C’est ainsi que les certificats GDR de la BLOM Bank ont perdu 2,38 % et ceux de la Bank Audi 2,27 % ainsi que les actions ordinaires de la Byblos Bank (-0,54 %).
Aux industrielles, le cimentier Holcim s’est adjugé en hausse de 1,71 % sur des ajustements de portefeuilles.
Par conséquent, l’indice BLOM des valeurs libanaises a lâché 7,19 points ou 0,61 % à 1 177,03 points, dans des échanges ne dépassant pas au total 125 778 titres d’une valeur de 1 423 992 $, dont 71 533 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 122 528 $.
Sur le marché libanais des changes, les cambistes ont relevé une nette contraction de l’offre et de la demande du dollar en dehors des ajustements de positions avant la clôture des comptes de fin d’année. Mais l’action de la BDL est restée déterminante de la tendance du billet vert qui a continué à fluctuer entre 1 513,50 et 1 514,50 LL dans les transactions interbancaires avec un point d’ancrage à 1 514 LL, soit le taux d’intervention de la BDL à la vente de cette monnaie.
Les Bourses soutenues par l’immobilier US
Wall Street a continué sur sa lancée de la veille, entraînant dans son sillage les Bourses européennes. Cette tendance a été relancée hier par un chiffre meilleur que prévu dans le secteur immobilier US et le recul des prix du pétrole. La hausse de 3,4 % des ventes de logements neufs aux États-Unis en novembre a donc rassuré les investisseurs des deux côtés de l’Atlantique ainsi que la nouvelle baisse du baril de brut à New York.
Cet indicateur immobilier US n’a pas pour autant secouru le dollar qui a mal engagé les échanges sur les places internationales. Finalement, l’euro a pu gagner un peu de terrain.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La légère embellie de la Bourse de Beyrouth la veille a été de courte durée, les opérateurs « au jour le jour », craignant la poursuite de la crise politique libanaise, ont procédé hier à des ventes bénéficiaires, indique-t-on dans les salles de marché pour expliquer ce changement de cap. En outre, les courtiers étaient peu nombreux à penser que la hausse de la veille pourrait perdurer au vu de l’assombrissement du climat politique intérieur. Ils étaient presque unanimes que les opérateurs hésitaient car ils voulaient des confirmations sur telle initiative ou telle autre, allusion faite aux efforts déployés en coulisses pour organiser une conférence interlibanaise de dialogue en dehors du pays comme celle de Taëf pour le faire sortir de l’impasse.
Cela étant, Solidere n’a pas pu résister beaucoup au seuil...