Piloté par le Gargamel égyptien, le laboratoire libanais carbure à pleins gaz et l’on est prié d’attendre religieusement la formule magique qui s’apprête à éclore. Amr Moussa n’en est pas encore au stade « coucou, là voilà ! », mais il s’active, le brave homme. D’abord à coups de jeux de mots idiots oscillant entre « ossimisme » et « peptimisme », puis en faisant pénitence, hier à Damas, pour gober le verbiage du tsar Assadovitch. La veille, il avait savouré dans sa chambre d’hôtel à Beyrouth les ragots d’un barbu imbuvable, pur jus d’origine, arrivé en droite ligne de Téhéran. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour retrouver ses babouches !
En fait, il ne reste plus au père Noël des sables que quelques retouches pour mettre au point le portrait-robot du cobaye hors pair, appelé à enrichir le paysage politique libanais. Affublé du label pompeux de « ministre-roi », le bipède en question constituera, selon où l’on se place, la clé de voûte, la cheville ouvrière, la pierre angulaire du nouveau gouvernement. Ou alors carrément, son bas de caisse, son ramasse-miettes, son vide-ordures.
D’abord le look : le ministre-éprouvette devra être propre sur lui et se laver les mains avant de passer à table, afin de tranquilliser les cossus au sein de la majorité ; on pourrait éventuellement fermer les yeux sur un col éventré, voire une barbe naissante, si cela pouvait rassurer le côté gueux de l’opposition. Pour le reste, pas besoin que le cobaye sache lire et écrire, dans la mesure où il servira de potiche en Conseil des ministres : interdit de moufter, interdit de voter, interdit de claquer la porte. Normalement, il devrait être au mieux un intermittent du neurone, au pire un demeuré à l’état brut pour accepter ce boulot, mais les candidats vont certainement se bousculer au portillon pour quémander le poste. Au nom du « sacrifice pour le Liban », bien sûr.
L’invention promet en tout cas d’être lumineuse : chaque gouvernement devra désormais compter pas moins de 30 ahuris au rire épais avec leurs salaires, leurs gardes du corps et leurs frais de bouche. Le ministre-roitelet surtout, qui passera son temps à se goinfrer pendant que ses collègues s’enverront des missiles plein la gueule.
Un bien joli cadeau de Noël pour un pays qui sent déjà le sapin des cercueils et dont la population n’a pas fini d’avoir les boules.
Gaby NASR
Piloté par le Gargamel égyptien, le laboratoire libanais carbure à pleins gaz et l’on est prié d’attendre religieusement la formule magique qui s’apprête à éclore. Amr Moussa n’en est pas encore au stade « coucou, là voilà ! », mais il s’active, le brave homme. D’abord à coups de jeux de mots idiots oscillant entre « ossimisme » et « peptimisme », puis en faisant pénitence, hier à Damas, pour gober le verbiage du tsar Assadovitch. La veille, il avait savouré dans sa chambre d’hôtel à Beyrouth les ragots d’un barbu imbuvable, pur jus d’origine, arrivé en droite ligne de Téhéran. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour retrouver ses babouches !
En fait, il ne reste plus au père Noël des sables que quelques retouches pour mettre au point le portrait-robot du cobaye hors pair, appelé à...
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