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La croissance britannique au plus haut depuis deux ans

La croissance du PIB britannique au troisième trimestre 2006 a été révisée en hausse de 0,2 point, à 2,9 %, par rapport à la même période de 2005, dans une dernière estimation officielle publiée hier, ce qui la porte au plus haut depuis les 3,1 % du troisième trimestre 2004. Par rapport au deuxième trimestre 2006, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été confirmée à 0,7 %, dépassant ainsi sa tendance de long terme (0,6 %) pour le quatrième trimestre consécutif. Les économistes tablaient sur une croissance de 0,7 % sur le trimestre et de 2,7 % sur un an. La révision à la hausse est due à des ajustements dans le secteur des services aux entreprises et les services financiers sur les six premiers mois de l’année, a précisé l’Office des statistiques nationales. Les services ont enregistré une croissance de 0,8 % sur le trimestre, la production manufacturière une croissance de 0,6 %, son troisième trimestre consécutif de progression, et la construction une hausse de 0,7 %. Les dépenses des ménages ont augmenté de 0,4 %, après 0,9 % au deuxième trimestre. La consommation a surtout été liée aux dépenses en biens semi-durables, comme les vêtements ou le petit électroménager. Les dépenses publiques ont augmenté de 0,8 % sur le trimestre et de 2,1 % sur l’année. Le déficit du commerce extérieur s’est accru, passant de 10,1 à 10,3 milliards de livres depuis le deuxième trimestre. Howard Archer, économiste de Global Insight, a considéré que la croissance sur l’année entière devrait être désormais de 2,6 ou 2,7 %. Le gouvernement l’a anticipée à 2,75 % au cours du prébudget présenté en début de mois. L’économiste estime que la révision à la hausse de la croissance du troisième trimestre, à 2,9 %, pourrait ajouter à la probabilité d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt au premier trimestre 2007, la Banque d’Angleterre pouvant s’inquiéter de cette légère surchauffe. Son pronostic général est plutôt celui d’un statu quo du taux d’intérêt directeur à 5 % tout au long de 2007, avec une croissance du PIB de 2,5 % au lieu des 3 % anticipés par la Banque d’Angleterre et le gouvernement. Cette relative modération serait liée selon lui « au ralentissement de la croissance mondiale et aux vents contraires qui souffleront sur la consommation ». Il énumère : « Des taux d’intérêt plus élevés qu’auparavant (après deux hausses depuis août, NDLR), des factures de chauffage élevées, une croissance modérée des salaires, une aggravation du poids de la fiscalité, des niveaux de dette en hausse et de sérieuses inquiétudes sur les retraites. » Jonathan Loynes, de Capital Economics, est plus pessimiste encore, estimant que la croissance ralentira autour de 2 % en 2007. Il observe en particulier que l’augmentation des dépenses des ménages a été « partiellement financée par une nouvelle baisse du taux d’épargne, de 5,4 % à 5,1 % ». Selon lui, cette baisse, peut-être liée à la nouvelle hausse récente des prix de l’immobilier, « traduit un réel danger » que les ménages ne reconstituent pas leur épargne au cours des prochains trimestres, ce qui pèserait sur la consommation.

La croissance du PIB britannique au troisième trimestre 2006 a été révisée en hausse de 0,2 point, à 2,9 %, par rapport à la même période de 2005, dans une dernière estimation officielle publiée hier, ce qui la porte au plus haut depuis les 3,1 % du troisième trimestre 2004. Par rapport au deuxième trimestre 2006, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été confirmée à 0,7 %, dépassant ainsi sa tendance de long terme (0,6 %) pour le quatrième trimestre consécutif. Les économistes tablaient sur une croissance de 0,7 % sur le trimestre et de 2,7 % sur un an. La révision à la hausse est due à des ajustements dans le secteur des services aux entreprises et les services financiers sur les six premiers mois de l’année, a précisé l’Office des statistiques nationales. Les services ont enregistré une...