Baabda revient à la charge : La France doit extrader Siddik
le 14 décembre 2006 à 00h00
Le président de la République, Émile Lahoud, a insisté sur la nécessité de se dépêcher dans l’enquête internationale et la création du tribunal à caractère international , « pour que les Libanais et le monde sachent qui a assassiné l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et ses camarades ». Il a indiqué que dans la missive qu’il a envoyée au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, il a rappelé la demande faite par les Nations unies à tous ceux qui disposent des informations sur l’assassinat, de les soumettre à la commission internationale d’enquête au Liban. « Mais la France ne l’a pas fait », a-t-il constaté.
C’est dans une interview à la télévision italienne RAI, que le président Lahoud a fait cette déclaration, observant aussi que le témoin Mohammad Zouhair Siddiq se trouvait toujours en France et qu’ « il n’était pas autorisé à être confronté aux quatre généraux suspects qui sont toujours emprisonnés sans accusations depuis un an et demi. Nous demandons pourtant cette confrontation, a affirmé M. Lahoud, car nous voulons savoir la vérité sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, et sur celui de Pierre Gemayel ».
Il a avoué qu’il a demandé l’aide du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, pour demander à la France « de répondre sans délai à la demande libanaise d’extrader le témoin et suspect, Mohammad Zouhair Siddik ». M. Lahoud avait précisé, la veille, que le Liban avait complété le dossier d’extradition et donné les garanties réclamées par la France concernant les conditions de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Il avait ainsi expliqué qu’il s’était engagé à « accorder la grâce présidentielle au suspect, ce qui ôterait à la France toute réserve », précisant que cette demande d’extradition émane des autorités judiciaires libanaises.
Le président Lahoud avait également souligné que « Mohammad Siddik est libre en France, et qu’il ne purge aucune peine. Rien ne devrait donc empêcher son extradition pour les besoins de l’enquête ». Il avait aussi observé que « la position de la France est contradictoire avec la demande du Conseil de sécurité de coopérer avec la justice libanaise et internationale dans ce crime ».
Par ailleurs, dans une critique ouverte au gouvernement Siniora, le président Lahoud a souligné que « non seulement le gouvernement n’a plus de légitimité, mais qu’il n’existe plus ». Il a aussi remarqué que « le Premier ministre Fouad Siniora, par ses comportements, se plie aux demandes des États-Unis et de la France ».
Le président de la République, Émile Lahoud, a insisté sur la nécessité de se dépêcher dans l’enquête internationale et la création du tribunal à caractère international , « pour que les Libanais et le monde sachent qui a assassiné l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et ses camarades ». Il a indiqué que dans la missive qu’il a envoyée au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, il a rappelé la demande faite par les Nations unies à tous ceux qui disposent des informations sur l’assassinat, de les soumettre à la commission internationale d’enquête au Liban. « Mais la France ne l’a pas fait », a-t-il constaté.
C’est dans une interview à la télévision italienne RAI, que le président Lahoud a fait cette déclaration, observant aussi que le témoin Mohammad Zouhair Siddiq se trouvait...
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