Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Fathi Yakan rappelle Aoun à l’ordre

L’un des pôles de l’opposition, le prédicateur fondamentaliste sunnite Fathi Yakan, a désavoué, dans une déclaration à la presse, hier, le général Michel Aoun, critiquant la teneur du discours que le leader du Courant patriotique libre a prononcé lors du rassemblement de dimanche dernier dans le centre-ville. Le général Aoun, rappelle-t-on, avait brandi la menace d’une prise d’assaut du Grand Sérail, évoquant à ce sujet l’expérience des soulèvements populaires en Ukraine et en Serbie où la population avait occupé certaines institutions publiques, dont notamment le Parlement. Le général Aoun s’était prononcé en outre pour la formation d’un « gouvernement de transition » chargé de préparer des élections législatives anticipées. Dans ce qui a paru comme un « rappel à l’ordre » à l’adresse du général Aoun, Fathi Yakan a souligné que la prise d’assaut du Grand Sérail constitue « une ligne rouge » qui, si elle était franchie, risquerait de porter préjudice à l’opposition. Le dignitaire sunnite a, d’autre part, souligné que l’opposition devrait axer ses revendications sur la formation d’un gouvernement d’union nationale « et non pas sur la mise sur pied d’un gouvernement de transition, car cela reviendrait à faire le jeu des plans partitionnistes de l’ennemi israélien ». Et d’ajouter : « L’opposition devrait éviter que l’une de ses composantes adopte des positions de manière unilatérale. Il faudrait qu’il y ait une concertation préalable au niveau de l’opposition et il faudrait éviter qu’une quelconque partie adopte des positions ou prenne des initiatives sans se concerter avec les autres composantes car, autrement, cela pourrait porter préjudice à l’opposition. » Commentant les propos de M. Yakan, le secrétaire général de la Gauche démocratique, le député Élias Atallah, a notamment souligné que, « lorsque quelqu’un se sent étranger dans l’environnement dans lequel il se trouve, il a le sentiment d’être sous pression ». « C’est sous cet angle que je perçois les propos de Yakan, notamment le fait qu’il considère que la prise d’assaut du Grand Sérail est une ligne rouge, a déclaré M. Atallah. Cela explique aussi que le président Omar Karamé ait renoncé à prononcer son discours dimanche dernier à la place de l’Étoile. Les appréhensions de Yakan rejoignent d’ailleurs celles exprimées par le président Fouad Siniora et les forces du 14 Mars. »
L’un des pôles de l’opposition, le prédicateur fondamentaliste sunnite Fathi Yakan, a désavoué, dans une déclaration à la presse, hier, le général Michel Aoun, critiquant la teneur du discours que le leader du Courant patriotique libre a prononcé lors du rassemblement de dimanche dernier dans le centre-ville. Le général Aoun, rappelle-t-on, avait brandi la menace d’une prise d’assaut du Grand Sérail, évoquant à ce sujet l’expérience des soulèvements populaires en Ukraine et en Serbie où la population avait occupé certaines institutions publiques, dont notamment le Parlement. Le général Aoun s’était prononcé en outre pour la formation d’un « gouvernement de transition » chargé de préparer des élections législatives anticipées.
Dans ce qui a paru comme un « rappel à l’ordre » à l’adresse...