Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Tambouille de chefs

On prend les mêmes, on recommence et… retour à la case départ. Alors, vos gueules les manants, et oyez, oyez ! Que tout le monde s’arrête de travailler, de produire, d’étudier, d’imaginer, de créer. Que la République se recueille et fasse silence : une nouvelle expérience est en marche et des neurones orphelins carburent à plein régime. Si l’histoire, dit-on, ne repasse jamais les mêmes plats, chez nous en tout cas elle dégueule salement. Pour la énième fois depuis qu’il a vu le jour, le Liban a un Chef. Un Chef parmi tant d’autres, mais qui pense qu’il est plus Chef que les autres chefs. Tout comme ses pairs avant lui, au cours des innombrables années précédentes, ce Chef ne supporte pas qu’on ne s’incline pas devant son œuvre. En fait, l’œuvre en question s’apparente à un gros kakou, mais comme notre ami est un vrai Chef, il pense que c’est bassesse que de l’admettre et de rendre des comptes. Alors les autres chefs, qui sont eux aussi passés par là, et dont les Libanais continuent encore à payer pour leurs kakous de chefs d’autrefois, font bloc et phosphorent pour lui trouver ce qu’on appelle chez les Arabes un « makhraj ». Un concept intestinal voisin, mais visant à trouver au nouveau dieu-roi une « issue honorable ». D’où l’idée largement répandue dans nos régions, qui veut que ce soit toujours le Chef qui produise la boulette et que c’est à la piétaille imbécile de la lui torcher. Bon courage, et bienvenue dans le 21e siècle. En attendant, le doudou le plus facile à cogner reste ce pauvre Fouad Siniora. Lui n’a pas du tout l’âme d’un chef, mais sa trouille face au dernier Chef l’oblige à alterner génuflexions et calinothérapie dans le lamentable espoir de calmer l’agité. Peine perdue, ce dernier continue d’enfiler les accusations et les lieux communs : intelligence avec l’Occident, trafic d’influence, corruption, pratiques contraires à la loi, tripatouillages, magouilles, embrouilles… Comme la pluie se fait toujours espérer, on attend maintenant que le Chef nous explique pourquoi Fouad Siniora est responsable du réchauffement de la planète. Gaby NASR
On prend les mêmes, on recommence et… retour à la case départ. Alors, vos gueules les manants, et oyez, oyez ! Que tout le monde s’arrête de travailler, de produire, d’étudier, d’imaginer, de créer. Que la République se recueille et fasse silence : une nouvelle expérience est en marche et des neurones orphelins carburent à plein régime. Si l’histoire, dit-on, ne repasse jamais les mêmes plats, chez nous en tout cas elle dégueule salement.
Pour la énième fois depuis qu’il a vu le jour, le Liban a un Chef. Un Chef parmi tant d’autres, mais qui pense qu’il est plus Chef que les autres chefs. Tout comme ses pairs avant lui, au cours des innombrables années précédentes, ce Chef ne supporte pas qu’on ne s’incline pas devant son œuvre. En fait, l’œuvre en question s’apparente à un gros kakou, mais...