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Arsenal : la vie sans Henry

Arsenal s’apprête à deux déplacements cruciaux sans son talisman, Thierry Henry : à Porto d’où l’armada d’Arsène Wenger doit repartir ce soir avec un point pour être certain de se qualifier en Ligue des champions, puis chez les rivaux du championnat d’Angleterre, Chelsea. Deux occasions de donner raison à Wenger qui samedi, agacé par la polémique sur l’indisponibilité d’Henry, avait expliqué que son équipe n’était « pas celle d’un joueur ». Si l’international français fait incontestablement partie de ces footballeurs capables de renverser le cours d’un match, autant sa forme du moment que le passé donnent a priori raison à son entraîneur. Son succès le plus flamboyant de la saison, à Manchester United (1-0), Arsenal est allé le chercher sans son capitaine grâce à un but du Togolais Emmanuel Adebayor qui, au terme d’un match plein, a encore parfaitement pallié l’absence de son ami samedi contre Tottenham (3-0). Leur dernier titre, la Coupe d’Angleterre 2005, les Gunners l’avaient remporté sans Henry en battant Manchester United aux tirs au but en finale (0-0). Wenger a toujours su faire en sorte que l’absence d’Henry ne handicape pas son camp. Depuis son arrivée à Londres en 1999, il a été titulaire dans 230 matches de championnat, avec un bilan de 2,03 points par match. Des 51 autres rencontres, dont les deux tiers à l’extérieur, Arsenal a rapporté une moyenne similaire (2,08 points). Constance Les matches au Portugal et à Stamford Bridge ne sont peut-être pas les plus mauvaises occasions pour se passer du joueur. Un nul suffisant, Arsène Wenger a reconnu que son équipe ne serait sans doute « pas aussi aventureuse » que d’ordinaire à Porto. Et à Chelsea, où les Gunners ne partiront pas la fleur au fusil, une absence de William Gallas derrière serait plus préjudiciable que celle du champion du monde 1998. À moyen terme, l’attaquant, qui a inscrit un total impressionnant de 221 buts en 359 matches pour Arsenal, reste toutefois essentiel dans une équipe jeune et inexpérimentée devant. Même handicapé par une sciatique, le quadruple meilleur buteur d’Angleterre, âgé de 29 ans, a trouvé six fois le chemin des filets en douze matches de championnat. Sa méforme n’est pas étrangère au début de saison moyen de son club. Si Arsenal dispose de buteurs en mesure de remplir occasionnellement le vide qu’il laisse, comme l’ont montré Adebayor et Robin Van Persie, aucun n’a encore démontré qu’il était capable d’apporter la même constance dans les performances et de peser autant dans le jeu. Arsène Wenger a expliqué que son but de l’année était de montrer qu’Arsenal n’est pas arrivé en finale de la Ligue des champions par hasard, en répétant cette performance. Une élimination, qui s’ajouterait à un titre sans doute déjà envolé, donnerait du grain à moudre à ceux qui pensent que Wenger, à l’exception du recrutement de Gallas, a commis l’erreur de remplacer par de jeunes pousses, trop de « joueurs essentiels » : Dennis Bergkamp, Patrick Vieira, Robert Pires, Ashley Cole, Sol Campbell.
Arsenal s’apprête à deux déplacements cruciaux sans son talisman, Thierry Henry : à Porto d’où l’armada d’Arsène Wenger doit repartir ce soir avec un point pour être certain de se qualifier en Ligue des champions, puis chez les rivaux du championnat d’Angleterre, Chelsea.
Deux occasions de donner raison à Wenger qui samedi, agacé par la polémique sur l’indisponibilité d’Henry, avait expliqué que son équipe n’était « pas celle d’un joueur ».
Si l’international français fait incontestablement partie de ces footballeurs capables de renverser le cours d’un match, autant sa forme du moment que le passé donnent a priori raison à son entraîneur.
Son succès le plus flamboyant de la saison, à Manchester United (1-0), Arsenal est allé le chercher sans son capitaine grâce à un but du Togolais...