Arsenal, qui effectue son pire début de saison depuis l’arrivée d’Arsène Wenger en 1996, reçoit aujourd’hui, pour la 16e journée du championnat d’Angleterre de football, son rival historique du nord de Londres, Tottenham, dans un derby crucial pour éviter le divorce avec ses supporteurs.
Battus à Fulham cette semaine (2-1), les Gunners se retrouvent 6es, à seize longueurs de Manchester United. De quoi faire perdre son calme au « Professeur » Wenger dont l’image de placidité a déjà été écornée par une algarade récente avec un entraîneur adverse.
Il a été en partie rendu responsable de la défaite à Fulham par la presse anglaise qui a exprimé son incompréhension devant les cinq changements apportés à son équipe, plaçant notamment l’Espagnol Cesc Fabregas sur le banc.
Après cette quatrième défaite en championnat, Wenger a adopté la posture classique, un tantinet paranoïaque, des équipes en crise, se plaignant du calendrier (« une farce ») et s’étonnant de la « coïncidence des décisions (ndlr : arbitrales défavorables) un peu étranges en ce moment ».
La vérité est sans doute plus crue et plus difficile à accepter pour un entraîneur dont « l’ambition massive » cette saison était de peser en Europe comme en Angleterre : son équipe, qui n’a remporté qu’une de ses six dernières rencontres de championnat, ne semble tout simplement pas assez forte. Face à ce constat, Wenger, agacé, a répondu aux journalistes qu’il « leur laissait les mathématiques ». Les chiffres sont en effet cruels. Avec 22 points, les Gunners disposent, après 14 matches, du plus petit capital de l’ère Wenger. Le miracle de la saison 2001/02, qui avait vu Arsenal sacré avec sept points d’avance sur Liverpool malgré un début de saison poussif (26 points), semble peu susceptible de se reproduire tant Chelsea et Manchester United offrent des assurances que ne présentait pas son adversaire d’alors.
Tottenham, contre qui Wenger n’a perdu qu’un de ses 21 matches (en 1999), semble une victime idéale pour se refaire. Les Spurs attendent toujours leur première victoire à l’extérieur.
Mais Arsenal a déjà lâché des points à domicile contre des seconds couteaux : Aston Villa, Middlesbrough, Everton et Newcastle. Selon l’entraîneur de Tottenham, Martin Jol, la victoire contre Chelsea le 5 novembre « a donné de la confiance à (son) équipe pour des matches comme celui-ci ».
Le leader Manchester United, en déplacement à Middlesbrough, peut mettre, au moins symboliquement, à six points Chelsea, dont le match contre Newcastle a été reporté.
Équipe moyenne, Middlesbrough s’est fait une spécialité de bousculer les gros cette saison, battant Chelsea et poussant Arsenal et Liverpool au nul. Manchester pourrait être privé de Rio Ferdinand, Nemanja Vidic, Cristiano Ronaldo et Louis Saha.
Le vainqueur de Portsmouth-Aston Villa prendra la 3e place.
Le programme
Arsenal-Tottenham
Blackburn-Fulham
Portsmouth-Aston Villa
Reading-Bolton
Sheffield United-Charlton
Wigan-Liverpool
Middlesbrough-Manchester United
Everton-West Ham
Manchester City–Watford.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Arsenal, qui effectue son pire début de saison depuis l’arrivée d’Arsène Wenger en 1996, reçoit aujourd’hui, pour la 16e journée du championnat d’Angleterre de football, son rival historique du nord de Londres, Tottenham, dans un derby crucial pour éviter le divorce avec ses supporteurs.
Battus à Fulham cette semaine (2-1), les Gunners se retrouvent 6es, à seize longueurs de Manchester United. De quoi faire perdre son calme au « Professeur » Wenger dont l’image de placidité a déjà été écornée par une algarade récente avec un entraîneur adverse.
Il a été en partie rendu responsable de la défaite à Fulham par la presse anglaise qui a exprimé son incompréhension devant les cinq changements apportés à son équipe, plaçant notamment l’Espagnol Cesc Fabregas sur le banc.
Après cette quatrième...