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L’Arabie saoudite interviendrait en Irak en cas de retrait US

L’Arabie saoudite interviendrait en Irak pour protéger les sunnites en cas de retrait américain, affirmait hier un conseiller du royaume. Nawaf Obaid, conseiller à la Sécurité du gouvernement de Ryad, indique dans les pages du Washington Post que parmi les options envisagées par le leadership saoudien figure notamment une aide « financière, matérielle et logistique aux responsables militaires sunnites irakiens comparable à celle que l’Iran fournit depuis des années aux groupes armés chiites irakiens ». « Il est sûr qu’un engagement du royaume saoudien en Irak comporte de grands risques et pourrait déclencher une guerre régionale. Qu’il en soit ainsi : les conséquences de l’inaction sont bien pires », indique le conseiller, dont l’opinion « ne représente pas la politique saoudienne officielle », précise le journal. Par ailleurs, la chaîne de télévision ABC News, citant des « responsables » du ministère de la Défense, a indiqué hier que le Pentagone envisage de retirer les soldats américains stationnés dans l’ouest de l’Irak. Selon ABC, les quelque 30 000 soldats américains, essentiellement des marines, stationnés dans la province à majorité sunnité d’al-Anbar seraient redéployés autour de Bagdad. La province d’al-Anbar est considérée comme le bastion de l’insurrection en Irak. Au moins 1 055 soldats américains y ont trouvé la mort. « Pourquoi voudrions-nous abandonner une partie de l’Irak à l’ennemi. Ce n’est pas ce que nous voulons », a cependant affirmé le chef d’état-major interarmées américain, le général Peter Pace. Dans ce contexte, un responsable américain qui a requis l’anonymat a assuré hier que l’armée américaine va déplacer vers Bagdad entre 1 600 et 2 400 soldats actuellement positionnés dans d’autres provinces d’Irak, pour renforcer la sécurité de la capitale irakienne.
L’Arabie saoudite interviendrait en Irak pour protéger les sunnites en cas de retrait américain, affirmait hier un conseiller du royaume. Nawaf Obaid, conseiller à la Sécurité du gouvernement de Ryad, indique dans les pages du Washington Post que parmi les options envisagées par le leadership saoudien figure notamment une aide « financière, matérielle et logistique aux responsables militaires sunnites irakiens comparable à celle que l’Iran fournit depuis des années aux groupes armés chiites irakiens ». « Il est sûr qu’un engagement du royaume saoudien en Irak comporte de grands risques et pourrait déclencher une guerre régionale. Qu’il en soit ainsi : les conséquences de l’inaction sont bien pires », indique le conseiller, dont l’opinion « ne représente pas la politique saoudienne officielle », précise...