Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Soudan La force hybride au Darfour, un pas dans la bonne direction

Le principe d’une opération conjointe Afrique-ONU de maintien de la paix au Darfour, accepté par le Soudan, est un pas dans la bonne direction, estimaient hier les milieux de la force africaine à Khartoum. «C’est un pas important d’autant plus que l’idée de base d’une telle opération vient du Conseil africain pour la paix et la sécurité », une instance de résolution des conflits composée de 15 pays de l’Union africaine (UA), a souligné une source des milieux de la Force africaine au Darfour (Amis). Ce conseil a « toujours insisté sur le caractère africain d’une telle force et d’un accord préalable du Soudan » à son mandat, a rappelé cette source. L’acceptation soudanaise a été annoncée jeudi à Addis-Abeba par le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. Les autorités soudanaises, notamment le président Omar el-Béchir, ont toujours rejeté une force de l’ONU au Darfour, en guerre civile depuis 2003, estimant qu’elle serait un prélude à la colonisation du pays. Mais ces autorités se sont dit ouvertes à un soutien logistique et surtout financier de l’ONU à la force de l’Amis, mal armée et mal financée et globalement jugée incapable de contenir la violence, qui a fait avec ses conséquences 200 000 morts et quelque 2,5 millions de déplacés, selon l’ONU. C’est ce qu’a rappelé le vice-président soudanais Ali Othman Mohammad Taha en déclarant que si son pays en vient à accepter la proposition de M. Annan, il insisterait sur un commandement africain de la mission de paix au Darfour. Le représentant permanent du Soudan à l’ONU, Abdulmahmoud Abdulhaleem, a dans ce cadre déclaré que l’opération mixte « est très spéciale : l’ONU paie pour que l’UA fasse le boulot ». L’ambassadeur du Soudan à Addis-Abeba, Saïd Ali Hassan, cité par l’agence soudanaise Suna, a levé un coin de voile sur le volet financier du soutien décidé en Éthiopie en faveur de la mission africaine dans son pays. Selon lui, la réunion parrainée par l’ONU a décidé d’un soutien financier en trois étapes. Le premier d’un montant de 22 millions de dollars ira à l’Amis et le second de 55 millions de dollars bénéficiera à la mission africaine au Soudan. Le diplomate n’a pas précisé en quoi consiste la troisième étape. L’acceptation soudanaise de l’opération conjointe pourrait enterrer la résolution 1706 du Conseil de sécurité, en date du 31 août, prévoyant de remplacer l’Amis par des Casques bleus.

Le principe d’une opération conjointe Afrique-ONU de maintien de la paix au Darfour, accepté par le Soudan, est un pas dans la bonne direction, estimaient hier les milieux de la force africaine à Khartoum.

«C’est un pas important d’autant plus que l’idée de base d’une telle opération vient du Conseil africain pour la paix et la sécurité », une instance de résolution des conflits composée de 15 pays de l’Union africaine (UA), a souligné une source des milieux de la Force africaine au Darfour (Amis). Ce conseil a « toujours insisté sur le caractère africain d’une telle force et d’un accord préalable du Soudan » à son mandat, a rappelé cette source.
L’acceptation soudanaise a été annoncée jeudi à Addis-Abeba par le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. Les autorités soudanaises,...