La Bourse de Beyrouth a fait preuve hier d’une certaine résistance aux influences baissières en provenance de la situation politique intérieure. Selon les boursiers, le marché a été influencé par la dissipation des craintes qui avaient accompagné l’approbation, par le gouvernement Siniora la veille, de l’avant-projet du tribunal international sur le Liban en l’absence du président de la République et des ministres chiites, risquant de faire plonger le pays dans le chaos. Mais après que le chef du Législatif et chef du mouvement Amal eut estimé à partir de Téhéran, où il se trouve en visite officielle, que l’approbation de cet avant-projet et la démission des ministres chiites du gouvernement font partie du jeu démocratique, affirmant que rien ne va suivre au niveau de la rue, les opérateurs se sont montrés un peu rassurés, fait-on savoir dans les salles de marché.
Dans l’espoir donc que la crise soit suspendue, certains investisseurs sont partis hier à une chasse aux bonnes affaires sans pour autant parvenir à inverser la tendance baissière de la cote. Les actions A et B de Solidere sont parvenues ainsi à limiter leurs pertes à 1,87 % et 0,88 % respectivement.
Les bancaires ont été, de leur côté, diversement traitées. À la hausse, on a relevé les actions ordinaires de la Byblos Bank (+5,08 %) et les certificats GDR de la Bank Audi (+0,07 %), et à la baisse les certificats GDR de la BLOM Bank (-3,88 %), et les actions ordinaires de cette même banque (-0,28 %) et de la Bank of Beirut (-1,52 %). Il en est de même des industrielles avec la hausse de 10,06 % des actions au porteur de l’Uniceramic et la baisse de 3,55 % des actions du cimentier Holcim.
Cela étant, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 8,73 points ou 0,69 % à 1 261,52 points, dans des échanges relativement nourris portant sur 409 088 titres d’une valeur de 14 206 209 $, dont 204 333 actions A et B de Solidere d’une valeur de 3 387 151 $.
Un retour au calme a été observé aussi sur le marché libanais des changes avec la nette contraction de l’offre et de la demande du dollar. Celui-ci s’est négocié dans les échanges interbancaires entre 1 513,25 et 1 514,25 LL dans des volumes très légers et sans aucune intervention de la Banque du Liban.
Évolution contrastée des Bourses
Les Bourses européennes ont marqué une pause après leurs plus hauts de la veille, affectées par le ralentissement de la croissance en zone euro au 3e trimestre et par de mauvais résultats de sociétés.
La Bourse de New York a été soutenue par les perspectives de détente des taux d’intérêt US après le net recul des prix à la production de 1,6 % aux États-Unis en octobre.
Le dollar a un peu pâti du ralentissement de l’inflation, mais les cambistes restaient prudents à la veille de la publication des minutes de la dernière réunion de la Fed.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a fait preuve hier d’une certaine résistance aux influences baissières en provenance de la situation politique intérieure. Selon les boursiers, le marché a été influencé par la dissipation des craintes qui avaient accompagné l’approbation, par le gouvernement Siniora la veille, de l’avant-projet du tribunal international sur le Liban en l’absence du président de la République et des ministres chiites, risquant de faire plonger le pays dans le chaos. Mais après que le chef du Législatif et chef du mouvement Amal eut estimé à partir de Téhéran, où il se trouve en visite officielle, que l’approbation de cet avant-projet et la démission des ministres chiites du gouvernement font partie du jeu démocratique, affirmant que rien ne va suivre au niveau de la rue, les opérateurs se sont montrés...