Joumblatt accuse l’axe irano-syrien et s’en prend à Aoun
le 13 novembre 2006 à 00h00
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a accusé hier l’axe irano-syrien d’être l’instigateur de la démission des ministres d’Amal et du Hezbollah, dans le but de faire échec à la création du tribunal international appelé à se saisir de l’affaire Hariri et des attentats au Liban. Il s’en est également pris au général Michel Aoun, lui reprochant de n’être préoccupé que par « ses ambitions personnelles en vue de la présidence ».
« Ils (les ministres chiites) se sont retirés lorsque le Conseil de sécurité a approuvé le projet de tribunal international, lorsque les objections de certains États ont été levées et alors que nous nous apprêtons à tenir une séance lundi du Conseil des ministres pour adopter ce projet », a déclaré M. Joumblatt à la presse.
« Ils se sont retirés en cet instant décisif et historique, faisant ainsi entrer le Liban dans un cycle dangereux », a-t-il dit.
« Il est clair que l’axe irano-syrien et ses alliés au Liban veulent tout faire pour faire échec au tribunal international. Je n’englobe pas ici toute la communauté chiite. Les principaux alliés sont au Hezbollah », a-t-il souligné.
Interrogé sur l’attitude du général Michel Aoun, M. Joumblatt, qui a pendant des mois mis une sourdine à toute attaque directe contre le chef du CPL, a répondu : « Le général Michel Aoun a été utilisé à la base pour diviser les rangs chrétiens. Cet homme ne voit que ses ambitions personnelles en vue de la présidence. »
« Le problème est bien plus important. Il y a une politique des axes dans la région et on cherche à nous ramener sous la tutelle syrienne par le biais du rejet du tribunal international », a-t-il poursuivi. « Le fait est que les choses se sont compliquées à la fois sur les plans international et libanais pendant que l’on discutait à l’étranger de la question du tribunal international. Puis les causes de la tension se sont dissipées à l’extérieur lorsque la position russe est devenue plus sage. Le texte a été envoyé au Liban et c’est à ce moment qu’il y a eu le branle-bas et le retrait (des ministres chiites) », a-t-il encore dit.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a accusé hier l’axe irano-syrien d’être l’instigateur de la démission des ministres d’Amal et du Hezbollah, dans le but de faire échec à la création du tribunal international appelé à se saisir de l’affaire Hariri et des attentats au Liban. Il s’en est également pris au général Michel Aoun, lui reprochant de n’être préoccupé que par « ses ambitions personnelles en vue de la présidence ».
« Ils (les ministres chiites) se sont retirés lorsque le Conseil de sécurité a approuvé le projet de tribunal international, lorsque les objections de certains États ont été levées et alors que nous nous apprêtons à tenir une séance lundi du Conseil des ministres pour adopter ce projet », a déclaré M. Joumblatt à la presse.
« Ils se sont retirés en cet instant...
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