La France a affirmé hier attendre toujours des « explications » d’Israël après le survol de Casques bleus français au Liban par l’aviation israélienne, laissant entendre qu’elle juge insuffisante celle donnée la veille par l’ambassadeur d’Israël à Paris.
L’ambassadeur, Daniel Shek, convoqué jeudi par le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, avait déclaré après l’entretien que la manœuvre des avions israéliens au-dessus de soldats français au Liban-Sud n’était « pas agressive » et avait été « mal interprétée ».
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, interrogé sur cet argument, a relevé qu’il avait été formulé par M. Shek face à la presse. « Nous attendons maintenant d’avoir des explications par un canal plus officiel », a-t-il ajouté.
M. Mattéi a rappelé la demande de la France que les survols du Liban par l’aviation israélienne cessent, une exigence ignorée par l’État hébreu. « Ce type d’incident ne fait que renforcer notre détermination pour que les survols israéliens puissent cesser », a-t-il dit.
Il faut pour cela que les Européens, mais aussi les Américains, entament « un dialogue avec Israël » à ce sujet, a souligné le porte-parole.
« Nous en parlons dans nos contacts avec les pays européens, en particulier à ceux qui sont impliqués dans la Finul et qui ont les mêmes préoccupations que nous », a-t-il dit.
« Nous en parlons évidemment aussi aux Américains », a poursuivi M. Mattéi, ajoutant : « Nous souhaitons que les Américains fassent passer ce même type de message aux Israéliens. »
Il a toutefois reconnu que le respect de l’embargo sur les trafics d’armes au profit du Hezbollah, une des raisons invoquées par Israël pour poursuivre ses vols, pouvait être amélioré.
« Nous sommes prêts à travailler sur des mesures pour renforcer l’embargo sur les armes », a-t-il dit.
La ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, avait affirmé mercredi soir que des Casques bleus français postés au Liban-Sud avaient été, le 31 octobre, « à deux secondes » d’ouvrir le feu sur des chasseurs israéliens qui simulaient des attaques en piqué au-dessus de leur position.
La France a affirmé hier attendre toujours des « explications » d’Israël après le survol de Casques bleus français au Liban par l’aviation israélienne, laissant entendre qu’elle juge insuffisante celle donnée la veille par l’ambassadeur d’Israël à Paris.
L’ambassadeur, Daniel Shek, convoqué jeudi par le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, avait déclaré après l’entretien que la manœuvre des avions israéliens au-dessus de soldats français au Liban-Sud n’était « pas agressive » et avait été « mal interprétée ».
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, interrogé sur cet argument, a relevé qu’il avait été formulé par M. Shek face à la presse. « Nous attendons maintenant d’avoir des explications par un canal plus officiel »,...
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