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Le monde n’attend pas de grands changements

La défaite des républicains aux élections américaines de mi-mandat, largement imputée à la gestion de la crise en Irak, a été accueillie hier avec circonspection, même au Moyen-Orient, personne ne pariant sur de grands changements dans la politique américaine. Aucun enthousiasme ni à Bagdad ni dans le monde arabe, même si les démocrates ont d’ores et déjà réclamé une nouvelle politique en Irak : « Les Arabes ne doivent pas trop jubiler », a déclaré à l’AFP Mohammad al-Zolfa, membre du Majlis al-choura (le Conseil consultatif saoudien). « Historiquement, le Parti démocrate aux États-Unis est réputé pour un soutien à Israël plus grand que celui du Parti républicain », a-t-il ajouté. Néanmoins, l’ambassadeur des États-Unis en Irak, Zalmay Khalilzad, a voulu rassurer les Irakiens en affirmant que le président républicain George W. Bush demeurait « l’architecte » de la politique étrangère de son pays. À Tokyo, le nouveau Premier ministre conservateur Shinzo Abe, proche allié du président Bush, a assuré que la victoire des démocrates ne changerait en rien la politique nippone à l’égard de l’Irak. Autre fidèle allié de Washington, le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen a souhaité « que le président et le Congrès américain trouvent une ligne commune sur la question de l’Irak et de l’Afghanistan ». « Le monde a besoin d’États-Unis déterminés et énergiques », a souligné le dirigeant danois. Pour le président du Conseil italien Romano Prodi, la défaite des républicains est due « fondamentalement » au conflit en Irak. « Il y a eu aussi quelques problèmes de politique intérieure, mais ceux-ci découlent aussi de la guerre en Irak », a déclaré M. Prodi, cité par l’agence ANSA. Franchement satisfaits, les socialistes européens ont salué « le début de la fin de six ans de cauchemar pour le monde ». « Votre victoire permet à l’Europe et aux États-Unis de renouveler leur partenariat, et de préparer un agenda dynamique et progressiste pour un développement pacifique et global », a déclaré Martin Schulz, président du groupe socialiste au Parlement européen dans un message de félicitations au Parti démocrate. « Bonne nouvelle pour le climat », ont également souligné les écologistes de Greenpeace et du Fonds mondial pour la nature (WWF). À Ankara, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a salué la « très grande victoire » du Parti démocrate, notant que « pour la première fois, une femme sera présidente de la Chambre des représentants, et pour la première fois, il y aura un représentant musulman ».
La défaite des républicains aux élections américaines de mi-mandat, largement imputée à la gestion de la crise en Irak, a été accueillie hier avec circonspection, même au Moyen-Orient, personne ne pariant sur de grands changements dans la politique américaine.
Aucun enthousiasme ni à Bagdad ni dans le monde arabe, même si les démocrates ont d’ores et déjà réclamé une nouvelle politique en Irak : « Les Arabes ne doivent pas trop jubiler », a déclaré à l’AFP Mohammad al-Zolfa, membre du Majlis al-choura (le Conseil consultatif saoudien). « Historiquement, le Parti démocrate aux États-Unis est réputé pour un soutien à Israël plus grand que celui du Parti républicain », a-t-il ajouté. Néanmoins, l’ambassadeur des États-Unis en Irak, Zalmay Khalilzad, a voulu rassurer les Irakiens en affirmant que le...