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Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

Pluies d’automne Grand événement : il a plu. Trois petites gouttes et puis s’en vont. Comme le dit la chanson. Mais c’est sérieux, l’automne s’est installé ; le ciel l’a bel et bien annoncé. C’est ça l’automne dans les pays au climat désertique : en pluies, pas très généreux et, comme seule couleur, le gris anthracite. Pourtant, d’après Saint-Exupéry, « ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part ». Faut pas trop chercher, le puits est loin, très loin dans ma mémoire. Il est dans nos montagnes magnifiques où la nature féerique se pare de toutes les couleurs du feu, car elle est bénie par les dieux. C’est comme si un grand coup de pinceau, de toutes les nuances de rouille teinté, était magiquement tracé sur nos forêts de pins et de cyprès. Quant aux senteurs, rien de plus capiteux que l’odeur de notre terre mouillée. Et pour bien la sentir, vaut mieux humblement fermer les yeux. Chez nous, l’automne est une vraie symphonie de couleurs, de senteurs, de notes inachevées. Chez nous, l’automne commence par une pluie diluvienne, la vraie, celle qui lave à grandes eaux tous les chagrins et les regrets, et qui annonce l’arc-en-ciel de la paix. Michèle AOUN Koweït Censure ! On a entendu presque tous les politiciens du 14 Février vous traiter de tous les noms. On a même eu une journée des proverbes (comme la soirée du même nom de Georges Schehadé...). Je ne suis pas personnellement un de vos fans et je ne suis pas d’accord avec votre façon de gouverner, mais ça me fait de la peine d’entendre ce que j’ai entendu, de voir la présidence et la personne du président devenir une cible facile pour nombre de politiciens. Y a-t-il une loi qui interdise ces propos injurieux dans les réunions politiques officielles? (J’aurais aimé entendre pour une fois les «tut tut tut» de la censure). Si oui, qu’attendez-vous? Sinon, il faudrait peut-être commencer à travailler pour en instaurer une. Johnny FENIANOS Poker menteur La partie de poker menteur a commencé cette semaine. Y participent : nos meilleurs spécialistes, les plus flambeurs n’hésitant pas à miser un pays en entier et son avenir en prime de risque. Parmi nos joueurs, le flamboyant play-boy dilapidant l’aura et l’héritage de son père, le calculateur stratège, calculant froidement l’enjeu et les probabilités de sa réussite par rapport au jeu des autres, les deux opportunistes bluffant suivant la direction du vent, les deux très croyants pensant que Dieu veillera de toutes les façons, y compris par la force, à la réussite de leurs cartes, les anciens champions et les champions nationaux actuels du bluff, le « capo » aux gros cigares et aux lunettes façon vitre blindée, teintée... Le but du jeu : réussir à continuer à accaparer leurs fiefs, leurs strapontins de députés, leurs strapontins ministériels, voire un strapontin suprême, celui de la présidence, pour récolter le prix du risque qu’ils ont pris en venant jouer. Leurs armes : le mensonge et le bluff-manifestation, chacun essayant de grappiller ce qu’il pense être la plus grande carte, au risque de jouer et de tricher en prenant une carte d’un jeu différent où « les jeux sont faits et rien ne va plus », comme à la roulette. Et dans tout cela, le plus grand perdant, comme dans les casinos, c’est le peuple, celui dont on a pris les jetons pour jouer à sa place au cours des élections, mais qui n’a aucun représentant dans ce jeu de poker menteur. François EL-BACHA

Pluies d’automne

Grand événement : il a plu. Trois petites gouttes et puis s’en vont. Comme le dit la chanson. Mais c’est sérieux, l’automne s’est installé ; le ciel l’a bel et bien annoncé. C’est ça l’automne dans les pays au climat désertique : en pluies, pas très généreux et, comme seule couleur, le gris anthracite. Pourtant, d’après Saint-Exupéry, « ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part ». Faut pas trop chercher, le puits est loin, très loin dans ma mémoire.
Il est dans nos montagnes magnifiques où la nature féerique se pare de toutes les couleurs du feu, car elle est bénie par les dieux. C’est comme si un grand coup de pinceau, de toutes les nuances de rouille teinté, était magiquement tracé sur nos forêts de pins et de cyprès. Quant aux senteurs,...