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Amélie Mauresmo privée de cerise ?

Au terme de sa plus belle saison, Amélie Mauresmo s’attend à perdre sa place de n° 1 mondiale au Masters féminin de tennis à Madrid, où elle défend son titre à partir d’aujourd’hui. «J’ai pratiquement tiré un trait dessus, a reconnu la Française hier. C’est dommage, ça aurait vraiment été la cerise sur le gâteau, sur une saison superbe, magnifique. » Cette année aura en effet été celle de l’épanouissement pour Mauresmo qui a enfin réussi à conjurer le signe indien dans les tournois du grand chelem en remportant l’Open d’Australie et Wimbledon. Une réussite qui lui a permis d’occuper le sommet de la hiérarchie sans interruption depuis le 20 mars dernier. Or, suite à un automne aussi maussade que le reste de l’année fut splendide, la Française, 27 ans, arrive à Madrid à court de compétition et avec la quasi-assurance de perdre son rang de n° 1. Après son premier semestre de rêve, elle souffre depuis cet été de douleurs chroniques à l’épaule droite. Un mal qui s’est encore aggravé le mois dernier et l’a contraint à renoncer aux tournois de Stuttgart et de Linz. Usée par le rythme d’enfer des six premiers mois (45 matchs), elle n’aura ainsi disputé que seize rencontres depuis sa victoire à Wimbledon début juillet. Une baisse de cadence qui a permis à Justine Henin-Hardenne, également sur la touche depuis septembre, de conserver une avance conséquente au classement de la Race (classement de l’année) et à Maria Sharapova de la dépasser. « Pas encore à 100 % » Seule une victoire au Masters, ajoutée à une sérieuse défaillance de ses deux concurrentes, peut maintenant permettre à Mauresmo de finir l’année en tête. Sacré pari pour une joueuse qui n’a disputé que quatre matches en octobre et qui manque sérieusement de références avant le début du tournoi. « Je ne suis pas encore à 100 %, a-t-elle souligné. Je n’étais pas trop inquiète par rapport à mon jeu, plus par rapport à mon service. Mais ça se passe plutôt bien. J’espère être suffisamment prête pour être performante. J’ai bien bossé physiquement. Après on verra très vite où j’en suis, car dans ce genre de tournoi il n’y a pas de mise en route. » Opposée d’entrée à Henin-Hardenne, elle sera en effet rapidement fixée quant à ses chances de conserver la place de n° 1, une position également convoitée par la Russe Maria Sharapova, que Mauresmo juge « un cran au-dessus » en cette fin de saison. En attendant, elle est déjà ravie de revenir sur un tournoi qui a marqué l’an dernier le point de départ de sa nouvelle carrière. « Ce n’est pas le même endroit (l’année dernière le Masters a eu lieu à Los Angeles) mais depuis un an, il y a pas mal de choses qui se sont débloquées. C’est agréable d’être là et je suis contente que le tournoi soit de retour en Europe. » Un an après sa victoire sur Mary Pierce en finale du Masters, plus personne ne peut la taxer de fragilité sur le plan mental. Cette fois, c’est son physique qui risque d’être un peu juste.
Au terme de sa plus belle saison, Amélie Mauresmo s’attend à perdre sa place de n° 1 mondiale au Masters féminin de tennis à Madrid, où elle défend son titre à partir d’aujourd’hui.
«J’ai pratiquement tiré un trait dessus, a reconnu la Française hier. C’est dommage, ça aurait vraiment été la cerise sur le gâteau, sur une saison superbe, magnifique. »
Cette année aura en effet été celle de l’épanouissement pour Mauresmo qui a enfin réussi à conjurer le signe indien dans les tournois du grand chelem en remportant l’Open d’Australie et Wimbledon.
Une réussite qui lui a permis d’occuper le sommet de la hiérarchie sans interruption depuis le 20 mars dernier. Or, suite à un automne aussi maussade que le reste de l’année fut splendide, la Française, 27 ans, arrive à Madrid à court de...