Le 14 Mars s’élève contre les dernières déclarations de Nasrallah
le 02 novembre 2006 à 00h00
Réagissant aux propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur la chaîne télévisée al-Manar, mardi soir, le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, a indiqué à la Future TV que ces propos étaient « inacceptables », surtout concernant « l’ultimatum de 7 jours fixé par Nasrallah pour que ses demandes de concertations soient satisfaites ». M. Hamadé a également exprimé sa confiance dans le président de la Chambre, Nabih Berry, qui, dit-il, « réussira à aplanir les obstacles, non pas devant la formation d’un gouvernement d’union nationale, mais devant le principe de l’imposition d’un gouvernement de soumission et d’un nouveau gouvernement de Anjar ». Marwan Hamadé a critiqué la proposition de Nasrallah de procéder à des élections législatives anticipées, tout en lui demandant « qui allait dissoudre l’Assemblée actuelle ». M. Hamadé s’est aussi inquiété de « la volonté de détruire les institutions constitutionnelles par le biais d’un coup d’État ». Concernant le tribunal international, Hamadé a indiqué que « les tentatives d’empêcher sa formation sont vouées à l’échec. Mais si elles aboutissent, le Conseil de sécurité décidera de la création du tribunal sans recourir au gouvernement libanais ». Évoquant la peur du président Lahoud de comparaître devant ce tribunal, à l’instar d’autres responsables, le ministre a observé que « même si le président refuse de signer le projet de création de ce tribunal, le projet sera renvoyé dans un intervalle du 15 jours au Conseil des ministres qui l’approuvera et le soumettra par décret à la Chambre, sans que la signature de Lahoud soit nécessaire ». D’ailleurs, a précisé Marwan Hamadé, la Russie a assuré qu’elle ne court-circuitera pas la formation de ce tribunal.
Répondant à son tour aux propos de Hassan Nasrallah concernant le retard du gouvernement dans le paiement des indemnités, le chef du PNL, Dory Chamoun, a défendu la politique du gouvernement visant à effectuer des contrôles rigoureux concernant les constructions illégales et les occupations de terrain. Il a surtout demandé se référant au secrétaire général du Hezbollah : « Qui l’a obligé à mener une guerre et à détruire les habitations des citoyens ?», précisant qu’« il aurait dû réfléchir aux conséquences de ses actes avant de les entreprendre ». Assurant que les résolutions des Nations unies ne sont ni entre les mains de Siniora ni entre celles de l’État libanais, Dory Chamoun a insisté sur le fait que « le recours à la rue était garanti par la Constitution, mais que les personnes qui décideront de recourir à la rue et à la casse devaient en assumer la responsabilité, de même que leurs alliés ». Et de conclure en mettant en garde contre le chaos au Liban, demandant « s’il faut nécessairement tout détruire parce que Michel Aoun ne fait pas partie du gouvernement ».
Par ailleurs, à l’issue de sa visite au Premier ministre, et réagissant aux propos du secrétaire général du Hezbollah, l’ancien député Farès Souhaid a déclaré : « Lorsque nous sommes descendus dans la rue, le 14 mars, nous l’avons fait contre la Syrie. Mais aujourd’hui que Hassan Nasrallah décide d’avoir recours à la rue, contre qui descendra-t-il ? Contre les Libanais ? » M. Souhaid a conclu son commentaire en déclarant : « Comment M. Nasrallah peut-il traiter les forces du 14 Mars de collaborateurs, alors qu’il termine ses propos en disant qu’il voudrait recontruire le pays à leurs côtés ? Cela voudrait-il dire qu’il travaille aux côtés des collaborateurs ? »
Réagissant aux propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur la chaîne télévisée al-Manar, mardi soir, le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, a indiqué à la Future TV que ces propos étaient « inacceptables », surtout concernant « l’ultimatum de 7 jours fixé par Nasrallah pour que ses demandes de concertations soient satisfaites ». M. Hamadé a également exprimé sa confiance dans le président de la Chambre, Nabih Berry, qui, dit-il, « réussira à aplanir les obstacles, non pas devant la formation d’un gouvernement d’union nationale, mais devant le principe de l’imposition d’un gouvernement de soumission et d’un nouveau gouvernement de Anjar ». Marwan Hamadé a critiqué la proposition de Nasrallah de procéder à des élections législatives anticipées, tout en lui...
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