La campagne électorale américaine prend un goût de déjà-vu
Bush se déchaîne contre Kerry, accusé
d’avoir insulté les troupes déployées en Irak
le 02 novembre 2006 à 00h00
La campagne électorale américaine a pris mardi un goût de déjà-vu, avec un déchaînement du président Bush et de sa majorité contre l’ancien candidat démocrate à la présidentielle John Kerry, qui a reconnu avoir fait « une blague ratée » semblant viser les militaires déployés en Irak. Le président George W. Bush a exigé des excuses de son adversaire de la présidentielle de 2004. « Suggérer, comme le fait le sénateur, que les hommes et les femmes de notre armée sont pour ainsi dire incultes est insultant et honteux », a martelé M. Bush.
À l’origine de la controverse, à une semaine d’élections parlementaires très périlleuses pour la majorité présidentielle, une petite phrase prononcée lundi par M. Kerry devant des étudiants en Californie : « Il faut profiter au maximum des études, bien étudier, faire ses devoirs, faire un effort pour être malin, pour bien se débrouiller. Sinon, vous vous retrouvez coincé en Irak. » L’Administration et les républicains se sont immédiatement emparés de ces propos pour en faire la polémique du jour. « Les membres de l’armée des États-Unis sont très intelligents et très braves, et le sénateur du Massachusetts leur doit des excuses », a dit M. Bush lors d’une réunion de campagne à Perry (Géorgie, Sud-Est) où ses partisans ont conspué M. Kerry.
Kerry s’excuse
Coup sur coup, le porte-parole de la Maison-Blanche, les numéros un et deux de la Chambre des représentants et même l’influent sénateur John McCain ont réclamé des excuses à John Kerry, aujourd’hui simple sénateur partant soutenir des collègues en campagne.
M. Kerry, lui, a présenté hier ses regrets pour sa « blague bâclée » sur l’Irak. Il a par ailleurs réaffirmé que la cible de sa blague était le président. « Je vous ai dit que c’était une blague bâclée. Bien sûr, je suis désolé », a-t-il dit sur MSNBC, en annonçant qu’il rentrait à Washington plutôt que de poursuivre une tournée de promotion des candidats démocrates parce qu’il ne souhaitait pas distraire l’attention de la campagne. La controverse rappelle les attaques menées durant la campagne présidentielle de 2004 par un groupe conservateur contre M. Kerry pour remettre en cause ses faits d’armes de la guerre du Vietnam, pourtant récompensés de médailles.
À l’époque, le démocrate avait tardé à se défendre, répugnant à appuyer la comparaison entre lui et son adversaire George W. Bush, décrit par nombre de démocrates comme un fils à papa ayant réussi grâce à ses relations à échapper à un déploiement au Vietnam. Cette pusillanimité avait été citée comme un des facteurs de sa défaite.
La campagne électorale américaine a pris mardi un goût de déjà-vu, avec un déchaînement du président Bush et de sa majorité contre l’ancien candidat démocrate à la présidentielle John Kerry, qui a reconnu avoir fait « une blague ratée » semblant viser les militaires déployés en Irak. Le président George W. Bush a exigé des excuses de son adversaire de la présidentielle de 2004. « Suggérer, comme le fait le sénateur, que les hommes et les femmes de notre armée sont pour ainsi dire incultes est insultant et honteux », a martelé M. Bush.
À l’origine de la controverse, à une semaine d’élections parlementaires très périlleuses pour la majorité présidentielle, une petite phrase prononcée lundi par M. Kerry devant des étudiants en Californie : « Il faut profiter au maximum des études, bien étudier,...
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