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Syrie L’écrivain et opposant Michel Kilo comparaît aujourd’hui devant la justice

L’écrivain et opposant syrien Michel Kilo, inculpé pour avoir « provoqué des dissensions confessionnelles », comparaîtra aujourd’hui devant le tribunal criminel de Damas, a indiqué hier l’avocat Khalil Maatouk. « La première séance a été fixée au 31 octobre en dépit du recours déposé par les avocats de la défense. Cela est par conséquent anticonstitutionnel », a déclaré Me Maatouk à l’AFP. Michel Kilo est d’autre part inculpé pour « adhésion à une organisation à caractère international », « insultes à l’encontre d’institutions et de personnalités officielles », et volonté « d’affaiblir le sentiment national », a déclaré à l’AFP le président de l’Organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS), l’avocat Ammar Qorabi. M. Kilo (57 ans), dirigeant du centre de défense de la presse Hourriyat et l’un des fondateurs d’un groupe appelé Réveil de la société civile, devait être libéré le 19 octobre après le versement d’une caution de 20 dollars. Mais le jour de sa libération, il a été inculpé par la justice syrienne. Il avait été arrêté à Damas en mai 2006 après avoir signé une déclaration appelant à une réforme radicale des relations libano-syriennes, en compagnie de neuf autres opposants et militants des droits de l’homme. Tous ont été relâchés à l’exception de Michel Kilo et de l’avocat Anouar Bounni. L’un d’eux, Mahmoud Issa, a été réincarcéré la semaine dernière et il comparaîtra aujourd’hui devant le tribunal criminel à Damas en compagnie de Michel Kilo, selon Me Maatouk. Le cinéaste Omar Amiralay de nouveau autorisé à voyager Le cinéaste syrien Omar Amiralay, un critique du régime, qui avait été interdit en septembre de quitter le territoire syrien, a été autorisé de nouveau à quitter le pays, a-t-il déclaré hier à l’AFP. M. Amiralay, 60 ans, un réalisateur de renom, formé à l’Institut des hautes études cinématographiques (Idhec) de Paris, a été informé samedi « officiellement » de la levée de cette interdiction. Les autorités lui avaient interdit de quitter le territoire syrien après la diffusion de son film Déluge au pays du Baas, le mois dernier par la télévision satellitaire saoudienne al-Arabiya. Il avait été arrêté à la frontière syro-jordanienne alors qu’il se rendait en Jordanie pour réaliser son nouveau film et a subi ensuite près de treize heures d’interrogatoire. Déluge au pays du Baas a été perçu comme un réquisitoire contre le parti Baas au pouvoir en Syrie. Le film, produit par la chaîne franco-allemande ARTE, a reçu le prix du meilleur court-métrage (46 minutes) de la biennale du cinéma arabe de l’Institut du monde arabe à Paris. En tournant son documentaire dans un village syrien, Omar Amiralay ne met pas directement en cause le Baas, se contentant de laisser les images et les personnages parler du parti au pouvoir. Le film montre le fonctionnement d’un système où la langue de bois idéologique accompagne le citoyen depuis le banc de l’école jusqu’à l’âge adulte.
L’écrivain et opposant syrien Michel Kilo, inculpé pour avoir « provoqué des dissensions confessionnelles », comparaîtra aujourd’hui devant le tribunal criminel de Damas, a indiqué hier l’avocat Khalil Maatouk. « La première séance a été fixée au 31 octobre en dépit du recours déposé par les avocats de la défense. Cela est par conséquent anticonstitutionnel », a déclaré Me Maatouk à l’AFP. Michel Kilo est d’autre part inculpé pour « adhésion à une organisation à caractère international », « insultes à l’encontre d’institutions et de personnalités officielles », et volonté « d’affaiblir le sentiment national », a déclaré à l’AFP le président de l’Organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS), l’avocat Ammar Qorabi. M. Kilo (57 ans), dirigeant du centre de...