Acte I
La classe politique décide de ne pas désarmer le Hezbollah pour ne pas vexer le Sayyed Barbu, de ne pas faire tomber le gouvernement pour ne pas revoir pleurnicher Rictus Oblicus, de ne pas contredire le Tsunamichel pour s’éviter une bronca à l’orange… Elle s’entend aussi pour ne pas s’entendre : un, sur la coordination entre les services de sécurité ; deux, sur les nominations judiciaires ; trois, sur l’article 65 de la Constitution ; quatre, sur l’article 3 du projet de tribunal international ; cinq, sur l’interprétation de la résolution 1701 (ouf !)… En désespoir de cause, tout ce beau linge se rabat sur la « surprise » promise par Istiz Nabeuh. Manque de bol, bernique et nib de nib : la surprise, finalement, c’est qu’il n’y a pas de surprise. Radin, va !
Acte II
Un seul sujet met d’accord la classe politique : Paris III et son pognon. Rendez-vous donc le 15 janvier en Chiraquie où Jihad Azour et Sami Haddad seront de corvée pour la traditionnelle danse du ventre devant les financiers internationaux. Le numéro est bien rodé depuis Paris I et II : on vendra pour la troisième fois nos réformes structurelles, la privatisation de notre tas d’immondices électriques, téléphoniques et tout le tintouin. Les bailleurs de fonds vont bâiller, faire semblant d’y croire, puis cracher au bassinet, avec au final 2 ou 3 milliards de dollars qui permettront à l’État de se refaire du gras. Miam, miam !
Acte III
À nous les billets verts !… Et virage sur l’aile à 180 degrés : il n’y aura pas de réformes structurelles pour ne pas fâcher des fonctionnaires dont le seul diplôme est leur pedigree communautaire. Pas de privatisation non plus, à moins de tout vendre à la découpe aux partis politiques. Le fric, lui, servira à payer le service de la dette, et quand il n’y en aura plus, il se trouvera toujours un hurluberlu pour nous inventer une petite guerre, casser à nouveau la baraque et… rebelote pour une nouvelle mendicité.
Sonnez missiles, résonnez roquettes ! Éternel combat de coqs sur fond de pays raté.
Gaby NASR
Acte I
La classe politique décide de ne pas désarmer le Hezbollah pour ne pas vexer le Sayyed Barbu, de ne pas faire tomber le gouvernement pour ne pas revoir pleurnicher Rictus Oblicus, de ne pas contredire le Tsunamichel pour s’éviter une bronca à l’orange… Elle s’entend aussi pour ne pas s’entendre : un, sur la coordination entre les services de sécurité ; deux, sur les nominations judiciaires ; trois, sur l’article 65 de la Constitution ; quatre, sur l’article 3 du projet de tribunal international ; cinq, sur l’interprétation de la résolution 1701 (ouf !)… En désespoir de cause, tout ce beau linge se rabat sur la « surprise » promise par Istiz Nabeuh. Manque de bol, bernique et nib de nib : la surprise, finalement, c’est qu’il n’y a pas de surprise. Radin, va !
Acte II
Un seul sujet met...
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