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L’acte d’accusation contre Katzav en cours de rédaction

Une équipe du bureau du procureur au ministère de la Justice a commencé à rédiger un acte d’accusation contre le président israélien Moshe Katzav soupçonné de viols et harcèlements sexuels, ont indiqué hier les médias. Ce projet d’acte d’accusation, pour lequel M. Katzav est passible de 3 à 16 ans de prison ferme, devrait être soumis d’ici à deux semaines au conseiller juridique du gouvernement, Menahem Mazouz, qui fait office de procureur général. Ce dernier devra ensuite décider s’il suit les recommandations de la police qui, à l’issue d’une enquête et de cinq interrogatoires du président, a estimé qu’il devait être inculpé pour le viol de son ex-secrétaire et d’une employée. M. Katzav devrait également être poursuivi pour harcèlement sexuel à l’encontre de cinq autres femmes, actes indécents, écoutes illicites, obstruction à la justice et prévarication, selon la police. L’avocat du président, Me Tzion Amir, a indiqué à la radio militaire que son client démissionnerait immédiatement en cas d’inculpation. Dans ce contexte, la course de succession est déjà ouverte. Parmi les candidats déclarés ou virtuels figurent le député du Likoud (opposition de droite) Reuven Rivlin, qui apparaît comme le favori, ainsi que le vice-Premier ministre Shimon Peres, candidat malheureux à la présidence en 2000 et ex-dirigeant travailliste qui a rejoint Kadima, le parti du Premier ministre Ehud Olmert. La députée travailliste Colette Avital, l’ancien grand rabbin d’Israël Meïr Lau, le député du Likoud Anatoly Chtcharansky, qui a annoncé dimanche son retrait de la vie politique, ainsi que Binyamin Ben Eliezer, député travailliste et actuel ministre des Infrastructures, sont également en lice. Parallèlement, le procès de Tzahi Hanegbi, un proche du Premier ministre israélien Ehud Olmert, s’est ouvert hier au tribunal de district de Jérusalem, a-t-on appris de source judiciaire. M. Hanegbi, président de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, est poursuivi pour prévarication, corruption, fraude, abus de confiance, et nominations politiques abusives à l’époque où il dirigeait le ministère de l’Environnement, de 1999 à 2003. Dans le même temps, le procès à huis clos de l’ancien ministre israélien de la Justice, Haïm Ramon, engagé le 11 septembre, a repris au tribunal de district de Tel-Aviv. M. Ramon est accusé de harcèlement sexuel sur une jeune employée du gouvernement. Il a démissionné de son poste ministériel le 20 août dernier après que le conseiller juridique du gouvernement, Menahem Mazouz, a décidé d’engager des poursuites judiciaire contre lui.
Une équipe du bureau du procureur au ministère de la Justice a commencé à rédiger un acte d’accusation contre le président israélien Moshe Katzav soupçonné de viols et harcèlements sexuels, ont indiqué hier les médias. Ce projet d’acte d’accusation, pour lequel M. Katzav est passible de 3 à 16 ans de prison ferme, devrait être soumis d’ici à deux semaines au conseiller juridique du gouvernement, Menahem Mazouz, qui fait office de procureur général. Ce dernier devra ensuite décider s’il suit les recommandations de la police qui, à l’issue d’une enquête et de cinq interrogatoires du président, a estimé qu’il devait être inculpé pour le viol de son ex-secrétaire et d’une employée.
M. Katzav devrait également être poursuivi pour harcèlement sexuel à l’encontre de cinq autres femmes, actes...