Élias Atallah, secrétaire général de la Gauche démocratique et député de Tripoli, a accusé hier le régime syrien de chercher à déstabiliser le Liban pour prouver que les Libanais sont incapables de se gouverner. S’exprimant lors d’une émission télévisée, il a d’autre part critiqué les propos du général Michel Aoun sur la légitimation « provisoire » des armes du Hezbollah.
« Le discours extrême de certaines parties au sein des forces du 8 Mars est sans fondement. Si, en tant que 14 Mars, nous avions l’intention de regrouper un million de personnes pour soutenir le gouvernement et l’indépendance et faire face aux plans du régime syrien, nous aurions pu le faire. Mais nous voulons des solutions. Nous voulons sortir le Liban de sa crise », a déclaré M. Atallah.
« Lors des assises d’hier (dimanche soir) du 14 Mars, nous avons affirmé qu’il n’existe pas de solutions aux problèmes du Liban, y compris celui des armes, hors du dialogue », a-t-il dit.
Selon lui, « le retour au dialogue est nécessaire, mais ce dialogue devrait être responsable. Nous devons tirer les leçons du dialogue précédent, c’est-à-dire qu’il nous faudrait concrétiser les accords auxquels nous parviendrions. Auparavant, des consensus importants avaient été tirés, mais il s’est avéré que l’accord de certaines parties était de pure forme. C’est pourquoi il faudrait mettre en place un mécanisme d’application de ce qui serait convenu ».
« Certains ont quitté le dialogue pour mener une guerre qu’Israël a exploitée. Les discussions tournaient autour de la stratégie défensive. Ils (le Hezbollah) ont appliqué leur point de vue à l’égard de cette stratégie et nous avons vu le résultat sur le pays », a lancé le député.
« Toucher aux fondements de Taëf menacerait les bases mêmes de la République », a ajouté M. Atallah. « L’accord de Taëf, devenu la Constitution du Liban, résume dans le fond toutes les résolutions internationales relatives au Liban et stipule que les seules armes autorisées sont celles de la légalité », a-t-il souligné.
« Le gouvernement agit et progresse dans le règlement du dossier des fermes de Chebaa. Il n’y a donc plus de justification pour maintenir des situations d’exception », selon lui.
Évoquant les propos tenus dimanche par le chef du CPL, le général Michel Aoun, il a estimé que sa prise de position à l’égard de la résolution 1701 était « positive », mais qu’aussitôt, « il la contredisait en annonçant qu’il était pour le maintien des armes (du Hezbollah) même si, comme il l’a dit, cela se fait sur une base provisoire ».
« Il a aussi évoqué la Syrie de manière positive, mais il n’a pas fait état des ingérences syriennes, des entraves et des incitations. Quant à nous, nous n’innocentons pas le régime syrien des atteintes à la sécurité », a poursuivi M. Atallah.
Il a souhaité que les propos du ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, sur le soutien de Damas à la résolution 1701 soient « exacts », « car chaque Libanais décèle le contraire de la part du régime syrien ».
« La vérité est que le régime syrien œuvre à déstabiliser le Liban pour démontrer la théorie syrienne selon laquelle les Libanais sont incapables de gouverner par eux-mêmes leur pays », a-t-il dit.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Élias Atallah, secrétaire général de la Gauche démocratique et député de Tripoli, a accusé hier le régime syrien de chercher à déstabiliser le Liban pour prouver que les Libanais sont incapables de se gouverner. S’exprimant lors d’une émission télévisée, il a d’autre part critiqué les propos du général Michel Aoun sur la légitimation « provisoire » des armes du Hezbollah.
« Le discours extrême de certaines parties au sein des forces du 8 Mars est sans fondement. Si, en tant que 14 Mars, nous avions l’intention de regrouper un million de personnes pour soutenir le gouvernement et l’indépendance et faire face aux plans du régime syrien, nous aurions pu le faire. Mais nous voulons des solutions. Nous voulons sortir le Liban de sa crise », a déclaré M. Atallah.
« Lors des assises d’hier (dimanche...