Les fumeurs qui déclarent avoir envie d’arrêter ont à leur disposition tout un éventail de méthodes, même si les spécialistes s’accordent à souligner qu’il n’existe pas de remède miracle et que la motivation reste la clef du succès.
Le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre et spécialiste des conduites addictives à l’hôpital Bichat - Claude-Bernard, estime que « la guerre des religions est dépassée ». « Aujourd’hui, on va vers un programme thérapeutique », explique-t-il, adapté aux besoins du patient, et qui peut associer plusieurs thérapies.
Le Pr Lejoyeux souligne l’efficacité d’une «psychothérapie du tabagisme» qui permet une «accession à la motivation». Il plaide également pour une « intervention tabacologique minimale ». Il estime que toute consultation médicale devrait comporter un questionnement sur le tabac.
Selon chaque cas, les approches de sevrage seront adoptées. Le traitement médicamenteux sera ainsi conseillé aux personnes présentant une forte dépendance physique à la nicotine. Il consiste à administrer au patient une dose de nicotine sous forme de patchs, de chewing-gums, de timbres, de comprimés ou d’inhalateurs.
Une deuxième approche consiste à administrer au patient le bupropion, un antidépresseur qui a la propriété de freiner l’impulsion à la cigarette et de diminuer les effets désagréables du sevrage. Ce médicament doit être pris sous prescription médicale, parce qu’il a des contre-indications et des effets indésirables. Cette approche n’a jamais été très importante en France et l’administration de ce médicament est en baisse, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.
Une nouvelle molécule, dite «agoniste», c’est-à-dire se fixant sur les mêmes récepteurs que la nicotine, devrait être commercialisée en France début 2007, sur prescription médicale.
La prise en charge médicamenteuse est complétée par des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) individuelles ou en groupe, qui visent à aider le fumeur à comprendre son comportement vis-à-vis du tabac et les motifs de rechute.
Les fumeurs qui déclarent avoir envie d’arrêter ont à leur disposition tout un éventail de méthodes, même si les spécialistes s’accordent à souligner qu’il n’existe pas de remède miracle et que la motivation reste la clef du succès.
Le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre et spécialiste des conduites addictives à l’hôpital Bichat - Claude-Bernard, estime que « la guerre des religions est dépassée ». « Aujourd’hui, on va vers un programme thérapeutique », explique-t-il, adapté aux besoins du patient, et qui peut associer plusieurs thérapies.
Le Pr Lejoyeux souligne l’efficacité d’une «psychothérapie du tabagisme» qui permet une «accession à la motivation». Il plaide également pour une « intervention tabacologique minimale ». Il estime que toute consultation médicale devrait comporter un...
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