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Un peu plus de... Le cinéma français séduit l’Amérique

Fauteuils d’orchestre (voir plus haut) de Danièle Thompson est en compétition pour l’Oscar du meilleur film étranger. La France est quasi présente chaque année dans cette catégorie. C’est que le cinéma français a une certaine cote d’amour à l’étranger en général et aux États-Unis en particulier. C’est l’exception culturelle, la «french touch», quoi. L’anticinéma américain, l’Europe, Cannes… Aux États-Unis, on aime les films français, mais aussi les acteurs et les réalisateurs français. Gérard Depardieu, depuis Green Card en 1990, a souvent fait le trajet (en sens inverse bien sûr). Christophe Colomb, Vatel, The Man With the Iron Mask ou les 102 dalmatiens (il aurait pu éviter). Idem pour Jean Réno, Da Vinci Code, Pink Panther (lui aussi, il aurait pu éviter) et j’en passe. N’oublions pas Jeanne Moreau, honorée par le Tout-Hollywood, et Juliette Binoche, deuxième Française oscarisée (après Simone Signoret) en 1996 pour English Patient et nominée en 2001 pour Chocolat. Côté cinéastes, les Français ne sont pas en reste. Luc Besson (5th Element, Jeanne d’Arc) et Jean-Jacques Annaud (L’amant, L’ours, Seven Years in Tibet, Stalingrad) ont depuis longtemps fait leurs preuves. Depuis un certain temps, d’autres films, moins commerciaux, plus radicaux, ont eux aussi commencé à séduire l’Amérique. Il y a cinq ans, un journaliste américain, Stephen Holden, classait trois films français parmi ses dix films préférés de l’année (L’Humanité, Ressources humaines et Beau travail, de Claire Denis). Et ça continue. On peut apercevoir dans certaines salles dites «d’intellectuels» les films de Jean-Philippe Toussaint, Catherine Breillat, Mathieu Kassovitz… Sans oublier que Le goût des autres d’Agnès Jaoui a été nommé aux Oscars en 2001. Cuvée 2006, ce sont Cécile de France et Albert Dupontel qui verront leur film concourir pour obtenir une belle statuette dorée. C’est que le cinéma français plaît aux Américains parce qu’il aborde les thèmes sociaux différemment. Ce que nous, au Liban, on qualifie souvent de prise de tête française. «On n’a pas peur dans le cinéma français de parler de choses sérieuses qui se passent à l’intérieur des gens, entre les gens. Le cinéma américain a tendance à s’éloigner de tout ce qui pose des questions sur soi-même, sur le monde dans lequel on vit», explique à l’AFP John Kochman, directeur aux États-Unis d’UniFrance, organisme voué à la promotion du cinéma français. D’où le succès des films de Zabou Breitman (L’homme de sa vie) ou Un crime de Manuel Pradal, avec Emmanuelle Béart et Harvey Keitel. Mais le succès d’un film français aux États-Unis, c’est pas mal s’il atteint un million de dollars au box-office et s’il arrive à cinq millions, alors là ce serait considéré comme un véritable succès… Ce qui n’est rien pour un film américain. Le récent Silent Hill (actuellement en salles au Liban) de Christophe Gans (Le pacte des loups) a déjà fait 47 millions, ce qui, à ce stade, est énorme! Laissant loin derrière Joyeux Noël qui n’avait cumulé qu’un petit million. C’est au tour de Jean-Marc Barr, avec Chacun sa nuit, de tenter sa chance. De toutes les façons, si ça ne marche pas en version originale, les Américains raffolent des remakes… On attend toujours de voir Venus Beauté version New York.
Fauteuils d’orchestre (voir plus haut) de Danièle Thompson est en compétition pour l’Oscar du meilleur film étranger. La France est quasi présente chaque année dans cette catégorie. C’est que le cinéma français a une certaine cote d’amour à l’étranger en général et aux États-Unis en particulier. C’est l’exception culturelle, la «french touch», quoi. L’anticinéma américain, l’Europe, Cannes… Aux États-Unis, on aime les films français, mais aussi les acteurs et les réalisateurs français. Gérard Depardieu, depuis Green Card en 1990, a souvent fait le trajet (en sens inverse bien sûr). Christophe Colomb, Vatel, The Man With the Iron Mask ou les 102 dalmatiens (il aurait pu éviter). Idem pour Jean Réno, Da Vinci Code, Pink Panther (lui aussi, il aurait pu éviter) et j’en passe. N’oublions pas...