l Stay Alive,
de William Brent Belll
Stay Alive vient de l’imagination du réalisateur William Brent Bell et du producteur Matthew Peterman. Après la brutale disparition d’un de leurs amis, un groupe d’adolescents se trouve en possession de Stay Alive, un jeu vidéo basé sur la véritable et glaciale histoire d’une femme de la noblesse du XVIIe siècle, la comtesse Bathory. Une comtesse qui, ayant découvert que le sang frais agit comme un produit miracle sur son teint, aurait ainsi éventré des dizaines de personnes.
Rassurez-vous, le but de cet énième teen-movie n’est pas de filmer une bande d’adolescents en train d’exploser le score de la console, mais plutôt de filmer une bande d’ados coincés entre le monde virtuel et le monde réel. Les jeunes réalisent effectivement que l’esprit de la méchante dame aurait survécu et, pire, qu’il se trouverait précisément dans le jeu vidéo. Après un tel pitch, on s’attend logiquement à un tonnerre de graphismes tirés de jeux vidéo et à une pluie de sang. Eh bien non, William Brent Bell s’est bien tenu de faire dans la violence gratuite et l’enchaînement illimité d’effets visuels. Ce bon point n’empêchera cependant pas le cinéaste de tomber dans le déjà-vu. À l’instar de Scream et I Know What You Did Last Summer, Stay Alive est avant tout un « teen-movie », registre qui a pour principale cible les jeunes. Afin d’appâter ce public, le cinéaste a fait appel à des comédiens issus de séries télé américaines. Les aficionados de ces shows retrouveront ainsi des acteurs venus des Frères Scott, de Gilmore Girls, Malcolm in the Middle ou encore O.C. Mais jeter pêle-mêle des mini-stars ne suffit malheureusement pas. Encore faut-il leur coller des dialogues plus ou moins travaillés et des personnages intéressants. Mission ratée pour William Brent Bell, qui s’est contenté d’offrir un film sans grande originalité ni excitation, et surtout sans nuance.
CONCORDE/ABRAJ/ZOUK
l Nacho Libre,
de Jared Hess
Orphelin, Nacho a passé sa jeunesse dans un monastère mexicain avant d’en devenir le cuisinier. Il décide un jour de commencer secrètement une carrière de catch. Décalé et déjanté, ou stupide et inutile ? Se lancer dans une histoire aussi spéciale, c’est effectivement prendre le risque de goupiller la meilleure comme la pire des comédies. Dans ce cas précis, ce sera la pire. Plutôt que d’offrir jeux de mots, personnages travaillés et répliques percutantes, le cinéaste Jared Hess s’est contenté d’user et d’abuser de gags faciles et ultrabasiques. En plus de l’incontournable boutade autour des problèmes de flatulence, Hess s’est amusé à filmer, 1h30 durant, un Jack Black monoexpressif. Alors oui, ce peut être amusant de voir déambuler un petit gros masqué, vêtu d’un collant bleu et d’un justaucorps, mais la plaisanterie énerve très rapidement. Si le réalisateur a volontairement joué la carte de la caricature et du ridicule, la sauce ne prend absolument pas.
Kaslik, Freeway, CinemaCity, Empire ABC/Dunes/Galaxy
l My Super Ex-Girlfriend,
d’Ivan Reitman
Cette comédie a été écrite par Don Payne, l’un des coproducteurs et scénaristes de la série animée à succès The Simpsons. Payne troque ici les personnages jaunes contre de vrais acteurs, mais garde néanmoins une touche de fiction puisque son histoire suit le quotidien d’un jeune architecte qui s’amourache d’une femme aux superpouvoirs. Si le point de départ du récit rappelle Ma sorcière bien-aimée, les thèmes de la comédie classique et des films de superhéros sont dynamités. Cette fois, la wonder-woman est présentée comme une femme névrosée, possessive et jalouse qui va rapidement se faire plaquer par un simple mortel. L’idée est certes amusante, mais le cinéaste n’a pas su tirer profit de toutes les situations cocasses qu’entraîne l’union d’un homme banal et d’une superwoman. L’ensemble, rempli de bons sentiments, se veut trop calibré. Uma Thurman et Luke Wilson, l’une en héroïne potiche et l’autre en architecte insignifiant, peinent à relever le niveau général.
CinemaCity, Espace, Empire ABC/
Sodeco/Dunes/Galaxy
Sorties prévues pour le jeudi 12/10/2006 (sous réserves) :
- United 93, de Paul Greengrass, avec Daniel Soli, Lewis Alsamari et JJ Johnson.
- Little Man, de Keenan Ivory Wayans, avec Shawn et Marlon Wayans.
- Hoot, de Wil Shriner, avec Luke Wilson et Logan Lerman.
- A Good Woman, de Mike Barker, avec Scarlett Johansson, Tom Wilkinson et Helen Hunt.
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