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Actualités - Chronologie

L’étoile de David ne flotte plus sur Marouahine

Le drapeau israélien qui flottait depuis des semaines au sommet de la colline de Blat, aux portes de Marouahine, a disparu. Les deux chars Merkava qui montaient la garde près de ce village sunnite, à moitié détruit, du Liban-Sud, aussi, ont disparu, note Sylvie Groult, dans un reportage pour l’AFP. Hier matin, c’est un bataillon pacifique de journalistes, de photographes et de caméras de télévision qui assiégeait ce bourg de 400 familles, dans un secteur occupé depuis la fin des hostilités le 14 août. La colline de Blat, sur laquelle la position israélienne était une des rares bien visibles, était le lieu de rendez-vous de la presse qui traquait les troupes d’occupation, dissimulées dans les collines de la zone frontalière. Depuis quelques jours, Marouahine était devenu le point de friction le plus virulent entre les habitants du Liban-Sud et Tsahal. Le gouvernement libanais avait notamment protesté contre la mise en place de barrages pour contrôler les véhicules sur une petite route qui longe la frontière. Et un face-à-face de 20 minutes avait mis en présence jeudi quatre chars Leclerc de l’ONU et deux Merkava israéliens. Dans la nuit, le village a résonné du bruit des moteurs des blindés qui se retiraient, accompagnés d’engins de terrassement en direction de la ligne bleue qui marque la frontière libano-israélienne depuis l’année 2000. À l’aube, hier, le sommet de la colline était désert, mais le sol portait encore les marques profondes des chenilles qui ont labouré le sol rocailleux et aride. Non loin de là, la bannière portant l’étoile de David plantée sur le toit d’une maisonnette en ruines, et dont la vue faisait enrager les habitants, avait été emportée. Personne n’est venu assister au départ nocturne des Israéliens de cette colline qu’ils avaient abandonnée une première fois en mai 2000, date de leur évacuation de cette zone après 22 ans d’occupation. Elle était ensuite devenue une redoute du Hezbollah, qui y avait creusé des abris et des tunnels. Ils ont été pulvérisés par les Israéliens. Les habitants de Marouahine, dont les rues sont pavoisées de portraits de Rafic Hariri, vont pouvoir relever leurs ruines et retourner cultiver leurs arpents de tabac, sur les flancs de la colline de Blat, libérée.
Le drapeau israélien qui flottait depuis des semaines au sommet de la colline de Blat, aux portes de Marouahine, a disparu. Les deux chars Merkava qui montaient la garde près de ce village sunnite, à moitié détruit, du Liban-Sud, aussi, ont disparu, note Sylvie Groult, dans un reportage pour l’AFP.
Hier matin, c’est un bataillon pacifique de journalistes, de photographes et de caméras de télévision qui assiégeait ce bourg de 400 familles, dans un secteur occupé depuis la fin des hostilités le 14 août.
La colline de Blat, sur laquelle la position israélienne était une des rares bien visibles, était le lieu de rendez-vous de la presse qui traquait les troupes d’occupation, dissimulées dans les collines de la zone frontalière.
Depuis quelques jours, Marouahine était devenu le point de friction le plus virulent...