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Actualités - Opinion

Âneries en réseau

Les rapports fleuris existant entre les parties plombent le moral des Libanais. Heureusement, ils les font parfois rire. Aujourd’hui, deux comiques troupiers se fritent dans le marigot local : Ahmad Fatfat et Nabih Berry. Le premier est un quatorze martien de la première heure, qui n’en finit pas de faire ses gammes au ministère de l’Intérieur. Il a été parachuté à son poste pour torcher la bourde de son prédécesseur, Hassan el-Sabeh, qui rappelle-t-on faisait la sieste pendant qu’une horde d’agités de la barbe « libéraient » au lance-flammes un pâté d’immeubles à Achrafieh. Le second est une star chiite, rétrogradée en deuxième division, pour refus obstiné de défaire sa cravate et de laisser pousser le cactus sur sa peau glabre. Officiellement, le conflit tourne autour de l’interconnexion des réseaux informatiques des services de sécurité. Interdit de rire ! Surtout quand on sait que sur la truellée d’attentats ayant secoué le pays depuis octobre 2004, nos pieds nickelés maison n’ont pas été fichus de lever le moindre ersatz d’ébauche de projet d’embryon d’indice. Le premier flic de la République s’imagine sans doute qu’il lui suffirait de taper CTRL + F sur le serveur de la Sûreté générale pour obtenir le nombre précis des combattants du Hezbollah. Il ne sait pas encore que ce Google du pauvre lui fournirait, au mieux le listing des bonnes ayant jadis servi le café à Rustom Ghazalé, et au pire, la couleur de la Cadillac noire que ces balourds d’Américains ont décidé d’offrir à Wafic Jezzini. Magic Nabih, qui lui ne fait pas la différence entre un ordinateur portable et un fer à repasser, prend la baballe au bond et sort la facture de ces médiations antérieures. Heureusement qu’on l’a, celui-là ! Ayant probablement flairé quelques nouveaux couverts à pourvoir dans la nouvelle structure que Fatfat veut mettre en place, il s’est chargé de lui faire une piqûre de rappel. Dans le genre créancier lourdaud, il peut prétendre à un bon point. Mais chez le ministre de l’Intérieur, rien. Réactivité : zéro. Pas un mot, encéphalogramme plat ! Ce qui ne l’empêche pas moins de penser à une entourloupe pour coincer le vieux déshérité. Moralité de l’affaire : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette. » Et rendez-vous au retour de Siniora. Gaby NASR
Les rapports fleuris existant entre les parties plombent le moral des Libanais. Heureusement, ils les font parfois rire. Aujourd’hui, deux comiques troupiers se fritent dans le marigot local : Ahmad Fatfat et Nabih Berry.
Le premier est un quatorze martien de la première heure, qui n’en finit pas de faire ses gammes au ministère de l’Intérieur. Il a été parachuté à son poste pour torcher la bourde de son prédécesseur, Hassan el-Sabeh, qui rappelle-t-on faisait la sieste pendant qu’une horde d’agités de la barbe « libéraient » au lance-flammes un pâté d’immeubles à Achrafieh. Le second est une star chiite, rétrogradée en deuxième division, pour refus obstiné de défaire sa cravate et de laisser pousser le cactus sur sa peau glabre.
Officiellement, le conflit tourne autour de l’interconnexion des...