La Bourse de Beyrouth était en légère hausse hier, bien que l’attention des investisseurs locaux se concentrât toujours sur la situation politique intérieure très préoccupante à la veille du meeting de la « victoire » organisé par le Hezbollah aujourd’hui. Ce mouvement n’a pas touché Solidere et le cimentier Holcim qui ont continué de battre en retraite. Mais le repli de leurs cours a été limité par des opérateurs qui ont plus acheté que vendu à la baisse les titres de ces sociétés, notamment Solidere. Les actions A et B de celle-ci ont ainsi perdu 0,21 % pour la catégorie A et 0,16 % pour la catégorie B, alors que Holcim abandonnait 1,74 %.
Les valeurs bancaires ont donc été bien orientées, en particulier les certificats GDR de la Bank Audi. Ceux-ci ont continué à être activement recherchés par des investisseurs arabes, selon des milieux boursiers bien informés, ce qui a donné aussi de l’actualité à ceux émis par la BLOM Bank qui ont repris le chemin de la hausse. Les premiers ont ainsi regagné 2 $ par certificat ou 3,06 %, alors que les seconds ont limité leur gain à 1 %, pendant que les actions ordinaires de la Byblos Bank se maintenaient invariablement à 1,90 $.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a dû clôturer finalement à 1334,28 points, en légère hausse de 1,72 point ou 0,13 %, dans des échanges un peu plus étoffés. Ceux-ci ont totalisé hier 137 199 titres d’une valeur de 2 604 769 $, dont 72 806 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 313 859 $, contre 136 939 titres d’une valeur de 1 506 840 $, dont 56 237 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 024 227 $, la veille.
Sur le marché libanais des changes, l’offre du dollar l’a emporté hier sur la demande en cette monnaie dans les opérations interbancaires. Le billet vert s’est, en effet, négocié dans une fourchette comprise entre 1 512,25 et 1 512,75 LL avec un point d’ancrage à 1 512,50 LL, niveau auquel la Banque du Liban a absorbé tous les excès d’offres, selon les cambistes de la place.
Les Bourses étrangères diversement orientées
Les Bourses européennes ont continué sur leur lancée de la veille, sur fond de pause rassurante de la Fed dans le relèvement de son principal taux directeur. Elles ont été soutenues aussi par des nouvelles faisant état d’un plan établi par Airbus pour la réduction de ses coûts d’au moins 2 milliards d’euros par an. Il en est de même des rumeurs de rachat de Vivendi par des fonds d’investissements qui ont relancé les spéculations à la hausse des télécoms.
En revanche, la Bourse de New York a évolué en baisse malgré le statu quo monétaire observé la veille par la Fed. Elle a souffert de la multiplication des signes de ralentissement de l’économie américaine qui s’est de nouveau reflété hier dans la hausse des demandes hebdomadaires d’allocations-chômage de 7 000 pour totaliser 318 000 au lieu de 310 000 comme prévu, témoignant de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre que l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture dans les six prochains mois, a diminué de 0,2 % en août et que l’indice mesurant l’activité industrielle de la région de Philadelphie est tombé de +18,5 points en août à –0,4 point en septembre.
L’euro progresse face au dollar
Sur les marchés internationaux des changes, l’euro a atteint hier son plus haut niveau face au dollar depuis deux semaines, en raison des perspectives de stagnation des taux d’intérêt aux États-Unis. Le net ralentissement de l’économie américaine à la lumière des indicateurs conjoncturels publiés hier a aussi pesé sur le billet vert, privilégiant non seulement l’euro mais toutes les autres grandes monnaies à ses dépens.
Élie KAHWAGI
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