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Douste-Blazy : Le repli et le désarmement du Hezbollah sont indispensables

Dans une réaction à des propos du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, qui a refusé tout désarmement de ses combattants de « façon hâtive », le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a souligné les « obligations » qui incombent aux « parties concernées » pour assurer le succès de la résolution 1701 de l’ONU visant à mettre un terme au conflit. « Les dispositions concernant le déploiement de l’armée libanaise aux côtés de la Finul associé au début du retrait israélien doivent s’accompagner nécessairement d’abord du repli du Hezbollah au nord du Litani, puis de la mise en œuvre de la résolution 1559, c’est-à-dire du désarmement du Hezbollah selon des modalités qui relèvent du gouvernement libanais », a affirmé le patron du Quai d’Orsay, interrogé par l’AFP. Quoi qu’il en soit, la diplomatie française reste plus active que jamais, et pas de « pont » pour elle, en cet après-week-end du 15 août, note notre correspondant à Paris, Élie Masboungi. Durant toute la journée d’hier, Philippe Douste-Blazy a multiplié les contacts pour s’assurer de la cessation des hostilités. Il s’est ainsi entretenu avec le Premier ministre Fouad Siniora, se félicitant de ce que l’ensemble du gouvernement libanais eut soutenu la 1701. Philippe Douste-Blazy a également eu des entretiens téléphoniques avec ses homologues iranien, Manouchehr Mottaki, et israélienne, Tzipi Livni. Par ailleurs, au cours de son point de presse quotidien, le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay a estimé que la France insiste pour une réouverture rapide des ports et de l’aéroport du Liban sous réserve d’une sécurisation des frontières et d’un embargo sur les armes, les équipements militaires de toutes sortes ainsi que sur toutes les formes d’assistance militaire autres que celles autorisées par le gouvernement libanais. Le porte-parole a également donné des précisions sur les 1 500 tonnes de fret qui doivent parvenir au port de Beyrouth ce jeudi dans le cadre de l’opération « Un bateau pour le Liban » lancée par le chef de la diplomatie française. Il s’agit de médicaments et kits d’hygiène, de vêtements, de denrées alimentaires dont 400 tonnes de blé, de 8 ambulances, de 8 pick-up, d’une station de potabilisation d’eau pour 5 000 personnes, de 45 groupes électrogènes, de 6 camions et de plusieurs centaines de tentes.
Dans une réaction à des propos du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, qui a refusé tout désarmement de ses combattants de « façon hâtive », le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a souligné les « obligations » qui incombent aux « parties concernées » pour assurer le succès de la résolution 1701 de l’ONU visant à mettre un terme au conflit.
« Les dispositions concernant le déploiement de l’armée libanaise aux côtés de la Finul associé au début du retrait israélien doivent s’accompagner nécessairement d’abord du repli du Hezbollah au nord du Litani, puis de la mise en œuvre de la résolution 1559, c’est-à-dire du désarmement du Hezbollah selon des modalités qui relèvent du gouvernement libanais », a affirmé le patron du Quai d’Orsay, interrogé...