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Les roquettes vident les villes du nord d’Israël

Eliezer Assouline a résisté à l’exode vers le sud d’Israël et décidé de rester, seul, dans ce qui reste de sa maison, à moitié détruite par une roquette du Hezbollah, rapporte Jonathan Saul, de Reuters. La ville de Safed, à 12 km de la frontière avec le Liban, est l’une des cibles privilégiées de la pluie de roquettes – déjà 1 200 projectiles – qui s’est abattue sur le nord de l’État hébreu ces deux dernières semaines, faisant 17 victimes. Certains ont choisi de ne pas fuir pour continuer à travailler ou veiller sur leur maison, mais tous ont le sentiment de faire un pari sur la vie. « Chaque jour nous jouons à la roulette russe, avant même de nous lever », estime Assouline, un routier qui vit à Safed. « Je suis ici uniquement pour sauver ce qui reste de mes biens. J’ai envoyé ma famille dans le Sud. Presque toute la ville est partie », raconte-t-il en achetant des fruits dans la dernière boutique ouverte de cette localité qui compte habituellement 30 000 habitants. « Les gens s’entassent dans des abris exigus, sans climatisation malgré la chaleur estivale. Ils ne travaillent pas. » Haïfa, un peu plus au sud, tente de retrouver une vie normale malgré les roquettes qui continuent à s’abattre sur la ville. L’université de la troisième ville du pays a rouvert ses portes dimanche, mais les zones urbaines périphériques sont totalement désertées. Dans le village de Shlomi, situé à deux kilomètres à peine du Liban, un homme seul est assis dehors et sirote un soda. « C’est une ville fantôme comme presque partout dans le Nord », affirme Arieh Edrin, propriétaire d’un kiosque. Dans la plupart des cités, la colère des habitants grandit avec le nombre de victimes. Le Hezbollah est montré du doigt, même dans le village arabe chrétien de Gush Alev, à 4 km de la frontière. « Je suis arabe et fier de l’être. Mais ne vous trompez pas, je voudrais que (Hassan) Nasrallah soit assassiné pour tout ce qu’il nous a fait », lance Bachir Zoubran. À Safed, le silence plane sur la place principale et dans les rues pavées. « Nous sommes devenus des réfugiés. Il n’y a rien à faire sauf rester à l’intérieur ou s’en aller », regrette Assouline.
Eliezer Assouline a résisté à l’exode vers le sud d’Israël et décidé de rester, seul, dans ce qui reste de sa maison, à moitié détruite par une roquette du Hezbollah, rapporte Jonathan Saul, de Reuters.
La ville de Safed, à 12 km de la frontière avec le Liban, est l’une des cibles privilégiées de la pluie de roquettes – déjà 1 200 projectiles – qui s’est abattue sur le nord de l’État hébreu ces deux dernières semaines, faisant 17 victimes.
Certains ont choisi de ne pas fuir pour continuer à travailler ou veiller sur leur maison, mais tous ont le sentiment de faire un pari sur la vie. « Chaque jour nous jouons à la roulette russe, avant même de nous lever », estime Assouline, un routier qui vit à Safed. « Je suis ici uniquement pour sauver ce qui reste de mes biens. J’ai envoyé ma famille dans...