Les tirs de roquettes du Hezbollah se sont intensifiés dans la matinée, tuant huit civils à Haïfa, et blessant des dizaines d’autres. Douze Israéliens au total ont été tués par les tirs de roquettes depuis le Liban-Sud, depuis mercredi.
« Quand nous sommes arrivés, nous avons vu de nombreux corps gisant partout dans de grandes mares de sang à l’intérieur du dépôt de trains. Toutes les victimes sont des employés de la compagnie nationale ferroviaire », a indiqué Shimon Romach, un responsable des pompiers sur place.
Le ministre israélien de la Défense Amir Peretz a de son côté affirmé que ses troupes n’hésiteraient pas à attaquer toute base de tirs de roquettes du Hezbollah au Liban, « peu importe où elle se trouve », y compris dans des zones civiles.
« C’est notre détermination qui aura le dessus », a-t-il assuré. Les habitants de Haïfa, centre des industries pétrochimiques du pays, ont été appelés à descendre dans les abris, et la ville était pratiquement paralysée. Les activités pétrochimiques ont été réduites à leur minimum, la circulation automobile au plus bas et nombre de commerces fermés.
Des produits chimiques stockés dans la zone pétrochimique de Haïfa, qui n’a pas été touchée, étaient toutefois en cours d’évacuation vers le Sud. Le Hezbollah a affirmé avoir visé une raffinerie.
« C’est la pire attaque jamais lancée depuis le Liban », a indiqué un porte-parole du gouvernement, Avi Pazner, qui a qualifié les bombardements sur Haïfa d’« escalade extrêmement sérieuse de la part du Hezbollah ».
Après la chute d’une quinzaine de roquettes sur Haïfa, l’armée israélienne a appelé la population de sept villages du sud du Liban à quitter la zone, avant une intensification des opérations, provoquant un exode de la région. D’autant que le général Dan Haloutz, chef d’état-major, n’a pas formellement écarté une opération terrestre de ses troupes sur place.
La police israélienne a pour sa part indiqué que le Hezbollah utilise des roquettes d’un diamètre de 240 mm qui semblent être d’une portée supérieure à celle des Katioucha tirées jusque-là par le parti.
Par mesure de précaution, la Défense passive israélienne a donné dimanche des instructions à la population de Tel-Aviv lui enjoignant d’être vigilante. À Naplouse, en Cisjordanie, quelque 3 000 Palestiniens ont défilé au centre-ville en scandant : « Ô Nasrallah, frappe, frappe Tel-Aviv » et en ponctuant ces appels par des salves en l’air d’armes automatiques.
Tard la nuit d’hier, plusieurs roquettes Katioucha tirées par le Hezbollah se sont abattues sur la Haute-Galilée orientale, dans le nord-est d’Israël.
Ces engins sont tombés notamment dans le secteur de la ville de Nazareth-Illit et celui de Givat Hella, aux abords de Tibériade.
Un porte-parole militaire a indiqué que des chutes de Katioucha ont aussi été signalées en Basse-Galilée, près des villes d’Afoula, Migdal Haemek et Nahallal, sans faire de blessé.
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« Quand nous sommes arrivés, nous avons vu de nombreux corps gisant partout dans de grandes mares de sang à l’intérieur du dépôt de trains. Toutes les victimes sont des employés de la compagnie nationale ferroviaire », a indiqué Shimon Romach, un responsable des pompiers sur place.
Le ministre israélien de la Défense Amir Peretz a de son côté affirmé que ses troupes n’hésiteraient pas à attaquer toute base de tirs de roquettes du Hezbollah au Liban, « peu importe où elle se trouve », y compris dans des zones civiles.
« C’est notre détermination qui aura le dessus...