Disparition
Philippe Takla s’éteint à l’âge de 91 ans
le 11 juillet 2006 à 00h00
L’ancien ministre des Affaires étrangères Philippe Takla s’est éteint hier à l’âge de 91 ans, après avoir été un des acteurs politiques principaux durant plusieurs décennies de l’histoire du Liban. La brillante carrière politique et diplomatique de cette imposante figure s’est caractérisée par la longueur de la période qu’elle a passée en tant que ministre des Affaires étrangères, des années 40 jusqu’aux années 70. C’est dans le gouvernement du Premier ministre défunt Rachid Karamé, de 1975 à 1976, qu’il a occupé ce poste pour la dernière fois, avant de se retirer de la vie politique, pour marquer son refus de prendre part de quelque façon que ce soit à la guerre qui avait éclaté au Liban. Il a été connu pour sa modération, son attachement à l’indépendance du Liban et ses efforts pour renforcer la coexistence entre les Libanais.
Philippe Takla est né en 1915 et a suivi des études dans le collège de Antoura, où il a très vite brillé. Il s’est par la suite inscrit à l’Institut français de droit, décrochant sa licence en droit alors qu’il n’avait même pas vingt ans. Il a embrassé très tôt la carrière d’avocat grâce à une autorisation spéciale de l’ordre des avocats, accomplissant son stage au bureau de l’avocat Camille Eddé.
À la mort de son frère aîné en 1945, Philippe Takla s’est présenté aux élections législatives pour le siège catholique du Mont-Liban où il a été élu une première fois député, avant d’être réélu en 1947 au Chouf, puis à Baalbeck en 1957. Il a été nommé ministre pour la première fois en 1946, quand on lui a confié le portefeuille de l’Économie. Il a ensuite occupé le poste de ministre des Affaires étrangères dans la plupart des gouvernements du mandat du président Bécharra el-Khoury, pour revenir à ce poste durant le mandat du président Fouad Chéhab, jusqu’en 1965. Cette année-là, il fut le premier gouverneur de la Banque du Liban, jusqu’en 1967. Après cela, il a occupé le poste d’ambassadeur du Liban à Paris.
Entre les années 1975 et 1976, alors que la guerre commençait à sévir au Liban, Philippe Takla est nommé une dernière fois ministre des Affaires étrangères, dans un gouvernement qui a porté le nom de « gouvernement de salut » au début de la guerre. Ses convictions l’ont poussé à s’éloigner de la vie politique depuis ce temps-là.
Les obsèques et une messe pour le repos de son âme auront lieu en l’église grecque-catholique de la rue Monnot à Beyrouth, demain à 15h. Il sera ensuite inhumé dans le caveau familial de Zouk Mikaël.
L’ancien ministre des Affaires étrangères Philippe Takla s’est éteint hier à l’âge de 91 ans, après avoir été un des acteurs politiques principaux durant plusieurs décennies de l’histoire du Liban. La brillante carrière politique et diplomatique de cette imposante figure s’est caractérisée par la longueur de la période qu’elle a passée en tant que ministre des Affaires étrangères, des années 40 jusqu’aux années 70. C’est dans le gouvernement du Premier ministre défunt Rachid Karamé, de 1975 à 1976, qu’il a occupé ce poste pour la dernière fois, avant de se retirer de la vie politique, pour marquer son refus de prendre part de quelque façon que ce soit à la guerre qui avait éclaté au Liban. Il a été connu pour sa modération, son attachement à l’indépendance du Liban et ses efforts pour...
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