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Actualités - Opinion

On est, on est, on est en finale...

« On est en finale, on est en finale, on est, on est, on est en finale... » Il y a un mois jour pour jour, la France tout entière n’espérait même pas fredonner ce petit refrain. Une France fragilisée, hantée par les démons de 2002 et 2004. Toute la France, à l’exception de 23 courageux combattants, dont une quinzaine de « vieux » guerriers endurcis, qui tenteront demain soir de réécrire l’histoire à leur manière. À leur tête, un certain Zizou... Un Zizou que l’on ne reverra plus jamais sur un terrain de foot. Un Zizou qui, l’espace de quelques secondes, a craint de vivre son dernier match face à la Corée du Sud, lors du premier tour. Mais non, le maestro fera ses adieux à Berlin, et sa sortie sera magique, à l’image de toute sa carrière... Cette « bande de vieux » a finalement bien fait d’être là, car elle aura été la colonne vertébrale des Bleus tout au long de ce mois : Zidane, Makélélé, Thuram, Sagnol, Vieira, Henry et bien sûr... Barthez. Que de grands noms venus à la rescousse d’une équipe de France en proie au doute et à l’échec, se cherchant encore il y a à peine quelques mois. « J’ai pioché dans les placards pour trouver une belle équipe de France. Je ne pense pas que quelqu’un aurait pu mieux faire », avait déclaré Raymond Domenech quelques semaines avant le coup d’envoi de la Coupe du monde. Non, personne n’aurait pu mieux faire Monsieur Domenech. Critiqué de toutes parts, le sélectionneur français aura trouvé l’équation magique pour allier la sagesse de ces trentenaires à la fougue explosive des nouveaux venus, tels Ribéry, Malouda, Saha ou autres Abidal. Des joueurs qui auront donné des ailes à leurs « grands frères » afin de les conduire à Berlin, en ce fameux dimanche du 9 juillet. Car à l’issue d’un premier tour chaotique, peu de gens auraient parié bleu-blanc-rouge. Surtout lorsque se profilaient à l’horizon l’Espagne, meilleure équipe lors du premier tour, le Brésil, meilleure équipe du monde, et le Portugal, meilleure formation européenne du moment. Meilleures équipes ou pas, la bande à Zizou se devait de se transcender pour pouvoir rêver, et elle l’a fait... Grâce à son expérience, sa solidarité, son mental, sa détermination et l’ingéniosité de son sélectionneur, l’équipe française a parfaitement maîtrisé tous ses adversaires, muselant les Raul, Ronaldinho, Ronaldo, Deco ou Figo. Irrépressiblement, les victoires contre le Brésil, puis contre le Portugal, ont déjà jeté dans la rue des centaines de milliers de personnes, exultant et célébrant de nouveau la fierté « d’être français ». Le mythe né en 1998 autour des Bleus « black, blanc, beur », symbole d’une intégration réussie, a jailli à nouveau. Demain soir, plus de 20 millions de Français suivront la finale contre l’Italie, avec en tête le souvenir de la victoire de 1998 qui avait provoqué, à Paris, la plus grande liesse populaire depuis la libération de la capitale, en 1944. Ils se souviendront également que leur équipe n’a jamais encore été battue en finale de compétitions internationales, que ce soit en Coupe du monde (1998), en championnat d’Europe des nations (1984, 2000) ou en Coupe des confédérations (2001, 2003). Débarrassée de ses péchés d’orgueil du passé, redevenue humble et unie, comme en 1998, l’équipe de France s’avance confiante pour sa troisième finale de grande compétition en huit ans. Après les échecs majeurs de 2002 et de 2004, il est l’heure pour les tricolores de renaître au monde et pour Zidane, le héros du 12 juillet 1998, de se broder une deuxième étoile sur le cœur. Et ensuite, seulement, de partir... Sur un rythme de « On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions... ». Nadim MAKHOUL
« On est en finale, on est en finale, on est, on est, on est en finale... » Il y a un mois jour pour jour, la France tout entière n’espérait même pas fredonner ce petit refrain. Une France fragilisée, hantée par les démons de 2002 et 2004. Toute la France, à l’exception de 23 courageux combattants, dont une quinzaine de « vieux » guerriers endurcis, qui tenteront demain soir de réécrire l’histoire à leur manière.
À leur tête, un certain Zizou... Un Zizou que l’on ne reverra plus jamais sur un terrain de foot. Un Zizou qui, l’espace de quelques secondes, a craint de vivre son dernier match face à la Corée du Sud, lors du premier tour. Mais non, le maestro fera ses adieux à Berlin, et sa sortie sera magique, à l’image de toute sa carrière...
Cette « bande de vieux » a finalement bien fait d’être...