Les développements se succèdent à une telle cadence, qu’on risque à tout instant de se tromper d’épisode. Après le tir groupé des missiles orangistes du CPL sur le cartel du 14 Mars, dont le calendrier printanier prend de plus en plus des couleurs d’automne, la bordée d’obus est venue cette fois du Nord où l’inénarrable Sleimane Français, 2e du prénom, a ratissé large et en arabe à 360° à la ronde.
Toutes les hautes pointures du pays ou presque ornent désormais son tableau de chasse : du Barbichu de Koraytem au Tondu des Cèdres, en passant par le Frisotté de Moukhtara, jusqu’aux replis vénérables d’une soutane de Bkerké. Le patron de Zghorta a probablement raison. C’est tellement plus enrichissant de fréquenter des vieux canassons sur le retour, comme Omar le Tripolichinelle et les comiques troupiers du Baas et du PSNS. Sleimane F., ou l’art d’aller dans le mur en klaxonnant !
Autres lieux, autre rigolo. Au milieu des chaleurs de l’été, c’est en montagne que le glutineux Wi’am Wahhab a fait pleuvoir. Mais lui, pour refroidir le climat et les hommes, il a choisi les balles. Des dragées généreusement offertes par ses larbins en vadrouille. Encore heureux que l’assaut sur Jahiliyé ait été conduit sans l’appui de l’aviation et des blindés. Au rythme où son personnel défouraille, notre ami est devenu champion toutes catégories de la « course aux défunts »… À force d’aller si vite, il finira un jour par enterrer un vivant.
Wi’am, dont la carrière politique est en jachère depuis le départ des frérots, n’arrive toujours pas à digérer qu’il n’est plus ministre. Comme rien d’intéressant n’a surnagé de son bilan à l’Environnement, ce prosyrien de charme, piqué d’un chouia de lahoudisme, environne à tout-va en débitant à la scie une langue de bois que lui envierait Farouk el-Chareh himself. Aussi pour protéger sa logorrhée verbale, il parcourt le Chouf à l’abri de ses porte-flingues, dont la mission consiste à assurer l’animation dans les villages. À Jahiliyé, le Rondouillard est en tout cas persuadé d’avoir fait œuvre d’intelligence. Pourtant aujourd’hui, on s’interroge encore sur l’intelligence de l’œuvre.
D’ailleurs, question intelligence, Wi’am est au-dessus de tout soupçon. Mais en balistique, il est certainement en dessous de tout.
Gaby NASR
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les développements se succèdent à une telle cadence, qu’on risque à tout instant de se tromper d’épisode. Après le tir groupé des missiles orangistes du CPL sur le cartel du 14 Mars, dont le calendrier printanier prend de plus en plus des couleurs d’automne, la bordée d’obus est venue cette fois du Nord où l’inénarrable Sleimane Français, 2e du prénom, a ratissé large et en arabe à 360° à la ronde.
Toutes les hautes pointures du pays ou presque ornent désormais son tableau de chasse : du Barbichu de Koraytem au Tondu des Cèdres, en passant par le Frisotté de Moukhtara, jusqu’aux replis vénérables d’une soutane de Bkerké. Le patron de Zghorta a probablement raison. C’est tellement plus enrichissant de fréquenter des vieux canassons sur le retour, comme Omar le Tripolichinelle et les comiques...