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Actualités - Chronologie

Le mutisme des attaquants a coûté cher aux Pays-Bas

Le mutisme des attaquants néerlandais, auteurs de trois buts seulement en quatre matchs du Mondial, a coûté cher à l’équipe des Pays-Bas éliminée dimanche à Nuremberg en huitième de finale par le Portugal (0-1). Un but pour Arjen Robben (contre la Serbie-et-Monténégro au premier tour), un but pour Ruud Van Nistelrooy et un autre pour Robin Van Persie (ces deux-là contre la Côte d’Ivoire) : les trois attaquants néerlandais ont manqué d’efficacité. L’attaque batave était pourtant considérée comme le point fort de la formation dirigée par Marco Van Basten. Mais c’est la défense qui a surtout maintenu l’équipe à flot au premier tour, ne pouvant cependant empêcher la courte défaite de Nuremberg. Le silence des buteurs s’explique D’abord par le cas Van Nistelrooy. Le joueur de Manchester United en Premier League anglaise a abordé la Coupe du monde en pleine crise de confiance. En brouille avec le manager du club mancunien, Alex Ferguson, « Van the Man » avait perdu sa place de titulaire en club et est arrivé au Mondial l’esprit chargé de doutes. Malgré le soutien de Van Basten en début de tournoi, il a livré des prestations pitoyables qui ont même fini par lasser son sélectionneur, pourtant son premier supporter. Spectaculaires mais peu efficaces Il y a aussi le cas des ailiers Van Persie et Robben. Le premier avait jugé le second « égoïste » dès le premier match face à la Serbie-et-Monténégro. Ce qui provoqua un malaise au sein de la sélection « Oranje ». Les deux hommes ont certes brillé par moments, mais leur souci de faire le spectacle a trop souvent pris le pas sur l’efficacité. « Cette élimination me rend malade. Je tenais la forme de ma vie. Jamais je ne m’étais senti aussi bien sur un terrain que durant ces dernières semaines », regrettait dimanche soir Robin Van Persie. « Accabler les seuls attaquants sera trop facile », affirmait toutefois Marco Van Basten quelques minutes après la défaite de Nuremberg. « Durant ce Mondial, nous avons trop peu montré. Nous avons connu trop de difficultés lorsqu’il nous fallait faire le jeu. Il y a eu trop de déchets techniques. Des pertes de balle inhabituelles de notre part », constatait le sélectionneur. Là aussi, l’explication semble évidente. Rafael Van der Vaart, le seul véritable meneur de jeu parmi les 23 sélectionnés, est arrivé au Mondial en manque de rythme. Le milieu de terrain de Hambourg n’avait plus joué depuis quatre mois lorsque la Coupe du monde a débuté. Tracassé par une cheville douloureuse suite à une fracture l’hiver dernier en Bundesliga, le « petit prince hollandais » n’a jamais pu démontrer l’étendue de son talent pourtant bien réel. Heureusement pour lui, à l’image de l’équipe néerlandaise, Van der Vaart est jeune (23 ans) et aura encore l’occasion de briller. Ces « Oranje »-là doivent en tout cas une revanche aux amateurs de football offensif.
Le mutisme des attaquants néerlandais, auteurs de trois buts seulement en quatre matchs du Mondial, a coûté cher à l’équipe des Pays-Bas éliminée dimanche à Nuremberg en huitième de finale par le Portugal (0-1).
Un but pour Arjen Robben (contre la Serbie-et-Monténégro au premier tour), un but pour Ruud Van Nistelrooy et un autre pour Robin Van Persie (ces deux-là contre la Côte d’Ivoire) : les trois attaquants néerlandais ont manqué d’efficacité.
L’attaque batave était pourtant considérée comme le point fort de la formation dirigée par Marco Van Basten. Mais c’est la défense qui a surtout maintenu l’équipe à flot au premier tour, ne pouvant cependant empêcher la courte défaite de Nuremberg.

Le silence
des buteurs s’explique
D’abord par le cas Van Nistelrooy. Le joueur de Manchester United...