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Argentine : le danger vient de partout

Dans l’équipe d’Argentine de football, le danger vient de partout : le public attendait Saviola, Crespo, Riquelme ou Messi, mais c’est « Maxi » Rodriguez qui a éliminé d’une inspiration géniale le Mexique en 8e de finale samedi à Leipzig (2-1 a.p.). Tous les adversaires de l’Albiceleste redoutent la « gauche caviar » des Sud-Américains, mais c’est pourtant depuis son flanc droit que le milieu de l’Atletico Madrid a réussi l’enchaînement parfait « contrôle de la poitrine-reprise » pour expédier l’Argentine en quarts à la 98e minute. À l’ombre des stars surmédiatisées de sa sélection, Maximiliano « Maxi » Rodriguez est en train de devenir « l’assassin silencieux » (terme emprunté au basket américain, qui désigne le joueur dont personne ne se méfie, mais qui fait basculer le match). À 25 ans, il a marqué son 6e but en 17 sélections. Il en est désormais à trois buts en Allemagne, après son doublé inscrit lors de la curée face à la Serbie-et-Monténégro, écrasée 6-0 au premier tour. Son éclosion au haut niveau n’est pas une surprise pour son sélectionneur José Pekerman, ancien entraîneur des équipes de jeunes Albicelestes. « Maxi » avait déjà pointé le bout de son nez au championnat du monde juniors de la FIFA 2001, marquant quatre buts, dont un dans la finale remportée par les jeunes pousses albicelestes cornaquées par Pekerman. Confiance Rodriguez illustre en tout cas la force de l’Argentine : même si la mécanique de l’équipe se grippe, un seul joueur peut toujours créer l’exploit avec un geste venu d’ailleurs. Ce fut le cas samedi soir contre les « Aztèques ». Rodriguez a fait oublier au final que son équipe avait souvent joué faux, avec Riquelme dans le rôle d’un chef d’orchestre perdu dans ses partitions. « Riquelme jouait dans l’axe, il a en souffert un peu, il n’était pas à son niveau habituel à cause de ça, mais on devait s’adapter à l’adversaire », s’en est d’ailleurs excusé Pekerman. Le quart de finale contre l’Allemagne promet d’ailleurs une belle opposition de style Nord-Sud. « Des équipes comme l’Argentine, ou le Brésil d’ailleurs, ont des qualités à faire jouer, leurs individualités, alors que les équipes européennes fonctionnent plus sur des dynamiques collectives », analysait Ricardo La Volpe, sélectionneur du Mexique, après la rencontre. La Mannschaft devra impérativement rester soudée en défense et éviter à tout prix les un-contre-un face aux virtuoses argentins. Contre la Suède, l’Allemagne a dévoilé, comme toujours, quelques petits défauts dans sa cuirasse. Lehmann a commis une faute de main, sans conséquence, et le latéral Friedrich n’a pas toujours été très heureux dans ses placements. Samedi, contre le Mexique, les Argentins sont apparus confiants – parfois à l’excès – dans leur capacité à faire jaillir l’étincelle au moment clé. Le film du match a été fidèle à ce script et leur moral est désormais gonflé à bloc. « Notre équipe se sent bien et peut battre n’importe qui », a lancé Rodriguez. Les Allemands sont prévenus.
Dans l’équipe d’Argentine de football, le danger vient de partout : le public attendait Saviola, Crespo, Riquelme ou Messi, mais c’est « Maxi » Rodriguez qui a éliminé d’une inspiration géniale le Mexique en 8e de finale samedi à Leipzig (2-1 a.p.).
Tous les adversaires de l’Albiceleste redoutent la « gauche caviar » des Sud-Américains, mais c’est pourtant depuis son flanc droit que le milieu de l’Atletico Madrid a réussi l’enchaînement parfait « contrôle de la poitrine-reprise » pour expédier l’Argentine en quarts à la 98e minute.
À l’ombre des stars surmédiatisées de sa sélection, Maximiliano « Maxi » Rodriguez est en train de devenir « l’assassin silencieux » (terme emprunté au basket américain, qui désigne le joueur dont personne ne se méfie, mais qui fait basculer le match).
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