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Allemagne : Podolski-Klose, le duo de choc

Avec Lukas Podolski, petit prodige de 21 ans, et Miroslav Klose, venu à la postérité sur le tard, l’Allemagne a enfin un duo de choc à l’entente impeccable, comme en témoignent les deux buts inscrits par le premier contre la Suède, samedi à Munich en 8e de finale (2-0), sur deux passes décisives du second. Le second but est un bijou de complicité entre les deux joueurs nés en Pologne et venus enfants en Allemagne. Klose, à la limite de la surface, embarque trois défenseurs suédois sur la gauche, avant de servir Podolski sur la droite, qui inscrit son troisième but en deux rencontres. À eux deux, ils ont marqué sept des dix buts de l’équipe d’Allemagne dans le tournoi, dont deux doublés pour Klose et un pour son cadet. « Ses buts valent de l’or », a affirmé Klinsmann après la victoire suédoise à propos de Podolski, qui en est désormais à 15 réalisations (29 sélections) sous l’ère Klinsmann, contre 12 pour Klose. Le prodige a éclos à Cologne, son club formateur, où il a marqué dix buts pour sa première saison professionnelle à l’âge de 18 ans. Il a explosé lors de la Coupe des confédérations 2005 grâce à son sens du but et sera à partir du 1er juillet à la pointe de l’attaque du Bayern Munich. Klose, pour sa part, « a atteint son sommet pour ce tournoi, et il montre qu’il a un jeu complet, en attaque et en défense », a expliqué le sélectionneur. Le natif d’Oppole (est de la Pologne) avait fait des débuts remarqués au Mondial 2002 (triplé contre l’Arabie saoudite), avant d’être handicapé par les blessures. Il s’est remis en selle au Werder Brême, pour devenir meilleur buteur (25 buts) et meilleur passeur du dernier championnat. « Encore trois » « C’est son heure, il faut qu’il en profite, a-t-il ajouté à propos de l’attaquant de 28 ans. Il est dans sa meilleure période. » Klinsmann sait d’expérience que la complicité d’un duo d’attaque est la clé du succès. Son entente avec Rudi Völler avait été l’un des socles du troisième titre mondial de l’Allemagne en 1990. Le succès de l’association Klose-Podolski, un buteur d’expérience et un jeune instinctif bourré de talent, tardait pourtant à venir. La victoire contre le faible Luxembourg (7-0) avait donné un aperçu de son potentiel. Mais depuis le début du tournoi, que Klose a pris à bras le corps, Podolski semblait en retrait, en retard ou trop nerveux. Son premier but, contre l’Équateur, l’a manifestement libéré. « Il a eu des débuts difficiles, mais après son but à Berlin, je savais que le Mondial commençait enfin pour lui », a déclaré Klose. Klose « a fait un grand match, je lui dois mes deux buts. On s’est trouvé les yeux fermés, et notre complémentarité s’améliore de match en match, a répondu Podolski. Il y a une semaine, on nous critiquait avec Miro, et maintenant, on nous présente comme le duo de rêve de l’Allemagne. Les critiques n’étaient pas mérités, les louanges doivent rester mesurées ». Le sélectionneur allemand, dont l’objectif est d’être champion du monde, aura encore plus besoin de son duo de choc contre l’Argentine, en quart de finale, vendredi à Berlin. « C’était la première étape, maintenant il en reste trois », a affirmé Podolski, sûr de son destin.
Avec Lukas Podolski, petit prodige de 21 ans, et Miroslav Klose, venu à la postérité sur le tard, l’Allemagne a enfin un duo de choc à l’entente impeccable, comme en témoignent les deux buts inscrits par le premier contre la Suède, samedi à Munich en 8e de finale (2-0), sur deux passes décisives du second.
Le second but est un bijou de complicité entre les deux joueurs nés en Pologne et venus enfants en Allemagne. Klose, à la limite de la surface, embarque trois défenseurs suédois sur la gauche, avant de servir Podolski sur la droite, qui inscrit son troisième but en deux rencontres.
À eux deux, ils ont marqué sept des dix buts de l’équipe d’Allemagne dans le tournoi, dont deux doublés pour Klose et un pour son cadet.
« Ses buts valent de l’or », a affirmé Klinsmann après la victoire suédoise à propos...