La Bourse de Beyrouth a fini en petite hausse hier, dans un marché un peu plus animé que ces derniers jours grâce notamment à Solidere et à la BLC Bank qui ont fait l’objet de transactions relativement nourries. Ce mouvement est intervenu malgré la persistance des inquiétudes politiques qui affectent toujours la confiance des investisseurs. Selon les représentants de courtiers, certains opérateurs ont procédé à des rachats à bon prix de certaines actions, alors que le cimentier Holcim, qui a décidé hier de distribuer un dividende de 135 LL par action, n’a pas pu pour autant bénéficier de cette annonce, qui est intervenue après la clôture.
Dans ce contexte, Solidere a continué de fluctuer étroitement dans les deux sens. Les actions A de cette société ont ainsi progressé de 22,28 $ à 22,34 $ contrairement à celles de la catégorie B qui ont reculé dans une même proportion de 22,46 $ à 22,40 $.
Aux bancaires où les baisses l’ont emporté sur les hausses, on a relevé le repli de 213 859 actions de la BLC Bank de 11,67 $ à 11,56 $ et de 50 523 actions prioritaires de la Byblos Bank de 2,26 $ à 2,25 $. Par ailleurs, les actions ordinaires de cette dernière banque ont avancé de 2,21 $ à 2,23 $, alors que les certificats GDR de la Bank Audi se sont maintenus à 67 $ pour la quatrième journée consécutive.
Aux industrielles, Holcim a renoué avec la hausse, progressant de 2,32 $ à 2,34 $, alors que les actions nominatives d’Uniceramic se sont maintenues à 1,30 $.
À la clôture, l’indice BLOM des valeurs libanaises s’est inscrit en légère hausse de 1,59 point ou 0,10 % à 1 532,11 points, dans un marché plus actif que la veille. Le volume des échanges s’est élevé, en effet, à 588 335 titres d’une valeur de 9 877 265 $, dont 310 902 actions A et B de Solidere d’une valeur de 6 954 854 $, contre 274 424 titres d’une valeur de 7 858 129 $, dont 57 482 actions A et B de Solidere d’une valeur 1 280 456 $, la veille.
Les Bourses européennes ont terminé en hausse hier pour la troisième séance d’affilée, soutenues par les spéculations de consolidation dans les secteurs de la distribution, de l’aéronautique et de l’alimentation. Le recul de l’euro face au dollar a redonné aussi de l’actualité aux placements dans les sociétés exportatrices aux États-Unis dont l’économie effectue un atterrissage en douceur.
En revanche, la Bourse de New York était en baisse, les investisseurs se montrant de plus en plus prudents avant la réunion de la Fed sur les taux d’intérêt les 28 et 29 juin. De plus, le marché s’est ressenti du recul de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine de 0,6 % en mai contre 0,1 % en avril. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont augmenté de 11 000 au cours de la semaine achevée le 17 juin pour totaliser 308 000, vraisemblablement en raison de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles entraînées par le ralentissement de l’économie.
Le dollar reprend de la vigueur
Sur les marchés des changes, le dollar a rebondi hier face aux principales devises, aidé par le fléchissement des monnaies des pays émergents et la perspective d’au moins deux hausses supplémentaires des taux d’intérêt aux États-Unis. Il a trouvé appui aussi dans l’accès de faiblesse du sterling après l’annonce par la Banque d’Angleterre de la mort soudaine de David Walton, le seul membre de son comité de politique monétaire à avoir prôné récemment une hausse des taux d’intérêt. Cela étant, les opérateurs se sont montrés très indifférents à la publication de statistiques économiques américaines reflétant un ralentissement de la conjoncture aux États-Unis.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats